La Cité Théâtre joue « Le Malade imaginaire »

Photo : Alban van Wassenhove

Le Malade imaginaire est la dernière pièce de théâtre de Molière. Olivier Lopez, metteur en scène de la Cité Théâtre à Caen, veut voir une œuvre remplie d’espoir dans ce texte testamentaire. Il emmène sa troupe mercredi 6 octobre au théâtre Juliobona à Lillebonne, mardi 1er décembre au Rayon vert à Saint-Valery-en-Caux et dimanche 6 décembre au centre culturel Guy-Gambu à Saint-Marcel.

C’est une nouvelle aventure de troupe. Comme les aime tant Olivier Lopez. Le directeur et metteur en scène de la Cité Théâtre à Caen réunit dix comédiennes et comédiens pour jouer Le Malade imaginaire. Retour à l’œuvre de Molière et, pour cette nouvelle production, à la dernière pièce de théâtre du dramaturge français du XVIIe siècle après L’Avare. « C’est une œuvre très différente, très évoluée dans sa structure, indique Olivier Lopez. On peut être frappé par le réalisme sous-jacent du texte. Molière y fait la synthèse de sa vie et cherche un théâtre plus sincère. Il se demande qu’est-ce que jouer. Là, tout passe par le jeu et la puissance du théâtre et dans la tricherie du réel, un moyen de se sauver de la mort. »

Le Malade imaginaire, c’est Argan, un homme si fragile qu’il en devient un tyran et un père dominateur. Persuadé d’être atteint d’une maladie, il envisage de marier sa fille Angélique à un médecin peu recommandable, Thomas Diafoirus, afin que ses traitements lui coutent le moins cher possible. Il ira jusqu’à simuler une mort prochaine pour attirer l’affection de sa famille et de son entourage. Toinette, la servante qui a réussi à déceler le vrai du faux, va bousculer son maître et soutenir Angélique.

Dans un élan d’espoir

Olivier Lopez réunit sa troupe dans une chambre à coucher. C’est là qu’Argan, joué par Olivier Broche, reçoit et énonce ses caprices. « J’ai voulu une mise en scène fidèle au texte, à son ambition. Nous avons cherché à être au plus proche du geste premier et à comprendre le pourquoi du comment d’une réplique » pour révéler toute la dimension politique et philosophique de la pièce. 

Le metteur en scène voit aussi un élan d’espoir dans Le Malade imaginaire. Molière montre de jeunes gens espérant une société nouvelle. Quant aux femmes, elles sont certes enfermées dans le pouvoir de leur père, de leur mari et de leur maître mais elles savent aussi s’affirmer. Toinette, incarnée par Anne Girouard, se déguisera en médecin pour dire tout ce qu’elle pense à Argan. Angélique, amoureuse de Cléante, va se rebeller. « Il y a une réelle sororité entre Angélique et Toinette », ajoute le metteur en scène. Dans cette pièce de théâtre, Molière évoque son combat contre les réactionnaires avec des médecins qui ne savent pas remettre en cause leur pratique et s’accrochent à leur pouvoir avec leur savoir.

Infos pratiques

  • Mardi 6 octobre à 20h30 au théâtre Juliobona à Lillebonne. Tarifs : de 20 à 8 €. Réservation en ligne ou au 02 35 38 51 88
  • Mardi 1er décembre à 20 heures au Rayon vert à Saint-Valery-en-Caux. Tarifs : de 25 à 10 €. Réservation au 02 35 97 25 43 ou en ligne
  • Dimanche 6 décembre à 16 heures au centre culturel Guy-Gambu à Saint-Marcel. Tarifs : 31 €, 24 €. Réservation au 02 32 64 34 64 ou en ligne
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