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Des vacances mouvementées

Ilze et son petit frère Léo aident Lev à transporter l’adorable Peluchon, endormi par les braconniers / Photo : Gebeka Films

Edmunds Jansons vous invite à découvrir une luxuriante et Joyeuse Jungle pleine d’animaux aussi sauvages que sympas, en compagnie d’une ado courageuse et de son petit frère turbulent. Un film au cinéma mercredi 7 octobre à voir avec les enfants à partir de 6 ans.

À quelques jours des vacances scolaires, ne ratez pas ce rendez-vous en famille. Cette Joyeuse Jungle d’Edmunds Jansons  vaut de détour. Le réalisateur letton s’est inspiré d’une vraie famille, installée au Vénézuela dans les années 1950, avec un père explorateur, une mère intrépide et leurs deux enfants dont le petit dernier est né dans la jungle, près du fleuve Churún, au pied du mont Tepui qui veut dire maison des Dieux en langue pémòn. Il nous présente Ilze, 9 ans, pensionnaire à Caracas, au moment où elle rejoint sa famille pour les vacances scolaires. 

On sent chez la pré-ado comme un petit regret de quitter ses copines. D’autant que sa maman qui vient la chercher en avion n’est pas du genre discrète. Qui d’entre nous n’a pas trouvé l’un de ses parents sans-gêne, au point d’en éprouver un coupable sentiment de honte… En quelques scènes joliment croquées, on s’identifie facilement à Ilze. Et si elle est contente de retrouver les siens, l’idée de passer ses vacances dans une vaste forêt tropicale ne la réjouit pas trop. Elle a peur de s’ennuyer loin de la ville et de ses âmes. Rien ne va plus lorsque, le lendemain de son arrivée, son père se blesse et sa mère décolle à nouveau pour l’emmener à l’hôpital. Ilze se retrouve seule à devoir s’occuper de son petit frère Léo. Et avec un bambin de 4 ans, lire un bouquin tranquillement installée dans un hamac peut s’avérer dangereux… 

Un trio de braconniers

Le décor luxuriant est planté, les héros bien identifiés, l’aventure peut commencer quand le petit échappe à la surveillance de la grande. Pourtant, en partant à la recherche de Léo, Ilze va vivre une journée fantastique. Mais naturellement, comme dans tout bon film d’aventure, il faut des méchants. Ici ce sont des trois braconniers :  un grand costaud pas très futé, un petit gros pas très malin, et leur chef, unijambiste. Ils endorment des animaux en tout genre pour les mettre en cage et les vendre aux plus offrants.  Attention spoiler : ça va mal tourner pour ce trio bancal.

Edmunds Jansons en profite pour livrer quelques messages sur les relations familiales, le fragile équilibre entre civilisation et nature, l’entraide, messages tous faciles à comprendre pour les enfants qui s’amuseront en observant tous les animaux de la jungle qui, du singe à la grenouille en passant par le jaguar et le perroquet, chacun à leur manière, interviennent pour secourir Ilze et Léo dans leurs péripéties. Mis à part un anaconda apparemment affamé !

Et cette aventure sera d’autant plus fantastique, qu’un autre héros accompagne les enfants : l’adorable Peluchon, animal mythique et endémique de la montagne Tepui. On l’adore dès sa première apparition. Avec lui, Ilze et Léo iront jusqu’à la montagne du Diable. Ils croiseront le jeune Lev qui les conduira auprès des membres la tribu Pemón qui les accueillent à bras ouverts. Finalement, Ilze ne s’ennuie pas et le spectateur non plus. 

  • Joyeuse Jungle d’Edmunds Jansons (Lettonie/Pologne/République Tchèque, 1h13)  avec les voix françaises de Nina Ringelheim, Emmanuel D’Ell Erba, Marcha Van Boven…
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