Augustin se raconte comme il se voit et non comme il est véritablement. Un décalage qui crée l’humour. Olivier Lopez met en scène Augustin Mal n’est pas un assassin, une pièce jouée du 7 au 11 novembre au théâtre des Bains-Douches au Havre, le 13 avril au théâtre du Château à Eu et du 9 au 12 mai avec l’Archipel à Granville.
Augustin vit seul. Il n’a pas d’amis. Au travail, ses collègues l’évitent et ne le regardent même pas. Cet homme fait partie de ces monstres qui peuvent devenir attachants. Mais seulement pendant un court instant. Augustin est un être étrange aimant l’absurde et se moquant bien des règles de savoir vivre. Alors ses comportements dérangent. Ce qui suscite l’humour fait ensuite grincer des dents. « Il y a chez lui une part d’enfance qui ne s’est pas accomplie. Plus le temps passe, plus il s’enferme dans une réalité qui est loin d’être la bonne ».
Olivier Lopez s’est laissé séduire par ce personnage de fiction, « sa fragilité et sa bêtise ». Avec Augustin Mal n’est pas un assassin, présenté du 7 au 11 novembre au théâtre des Bains-Douches au Havre avec Le Volcan, le 13 avril au théâtre du Château à Eu et du 9 au 12 mai avec L’Archipel à Granville, le metteur en scène et directeur de la Cité Théâtre à Caen, revient à l’écriture de Julie Douard, autrice du roman et de l’adaptation théâtrale. « Je me suis emparé de ce texte avec plus de maîtrise et de connaissance. J’ai voulu avant tout le faire entendre parce que Julie donne à voir le monde. Comme elle a une écriture très littéraire, c’est presque un défi de la mettre en bouche. Il y a en effet du Proust, de la philosophie, de la pensée dans ses phrases. Il faut donc en être respectueux ».
Comme une enquête
Sur scène, François Bureloup incarne Augustin. « Nous ne nous connaissions pas. Nous venons de deux planètes différentes et n’employons pas la même langue, indique Olivier Lopez. Il a fallu du temps pour nous mettre d’accord sur des volontés communes. Nous avons alors avancé par étapes ». Le comédien s’est emparé de ce texte, telle une partition, pour imposer un rythme à ce monologue.
Pour interpréter cette pièce en forme d’enquête, « François s’est beaucoup conditionné. Il s’intéresse aux comportements des serial killers et se documente beaucoup sur eux. Il est ainsi arrivé avec un background. Il joue Augustin sans distance. Le texte devient le sien. C’est assez troublant », remarque le metteur en scène. Pendant plus d’une heure, le public est enfermé avec un être seul et peu fréquentable.
Infos pratiques
- Lundi 7, mardi 8, mercredi 9, jeudi 10 et vendredi 11 novembre à 20 heures au théâtre des Bains-Douches au Havre. Tarifs : de 18 à 5 €. Pour les étudiants : carte Culture. Réservation au 02 35 19 10 20 ou sur www.levolcan.com
- Jeudi 13 avril à 21 heures au théâtre du Château à Eu. Tarifs : de 8 à 5 €. Réservation au 02 35 50 20 97 ou sur wwwtheatreduchateau.fr
- Mardi 9 et mercredi 10 mai à 20h30 au théâtre de La Haute-Ville à Granville. Tarifs : de 14 à 4 €. Réservation au 02 33 69 27 30 ou sur www.archipel-granville.fr
- Jeudi 11 mai à 20h30 à la salle du Bocage à La Haye-Pesnel. Tarifs : de 14 à 4 €. Réservation au 02 33 69 27 30 ou sur www.archipel-granville.fr
- Vendredi 12 mai à 21 heures à la salle polyvalente à Saint-Martin-de-Bréhal. Tarifs : de 14 à 4 €. Réservation au 02 33 69 27 30 ou sur www.archipel-granville.fr
- Durée : 1h15
- Spectacle à partir de 14 ans
