C’est dans un théâtre de poche que se déroule Le Montespan, une pièce de théâtre adaptée du roman de Jean Teulé et portée par un trio décapant. Cette histoire d’adultère et de pouvoir se joue dimanche 12 mars au Siroco à Saint-Romain-de-Colbosc.
Salomé Villiers est une passionnée d’histoire, notamment du règne de Louis XIV. C’est tout naturellement qu’elle s’est plongée dans le roman de Jean Teulé, Le Montespan. « J’adore son écriture. Elle est très moderne. Elle peut être lyrique, poétique et burlesque. On passe de la comédie à la tragédie. J’aime aussi beaucoup sa façon de revisiter l’histoire. C’est très rock’n roll ». Le romancier s’est arrêté sur la vie de Louis-Henri de Pardaillan, marquis de Montespan, criblé de dettes après son mariage avec Françoise de Rochechouart, femme très dépensière devenue la favorite du roi Louis XIV.
La comédienne a écrit une adaptation théâtrale du livre, mise en scène par Étienne Launay et jouée dimanche 12 mars au Siroco à Saint-Romain-de-Colbosc. « Je suis tombée sous le charme de M. de Montespan. C’est un Cyrano, un punk, un grand romantique, un héros magnifique. Il est tendre et candide ». Il est aussi le sujet d’incessantes moqueries en devenant un cocu très célèbre. Un trio formé par Michaël Hirsch, Simon Larvaron et Salomé Villiers interprète les 19 personnages de cette histoire, ponctuée de la musique de Lully.
Un personnage complexe
Quant à Madame de Montespan, Salomé Villiers, qui a reçu un Molière pour son interprétation, la voit comme « une manipulatrice, une intrigante. Qui était cette femme avant d’arriver à la cour du roi ? Juste une chouette nana, amoureuse de son mari. Par manque d’argent, son mari est parti faire la guerre et elle est restée toute seule à Paris. Elle n’avait pas de soutien autour d’elle. Elle n’est ni une maman ni une putain. Elle a en effet été un monstre à un moment donné de sa vie, elle ne s’est pas occupée de ses enfants. C’est un personnage très intéressante parce qu’elle n’est pas parfaite mais pleine de paradoxes, de fragilités et de contradictions ».
Étienne Launay a créé une mécanique théâtrale dans un décor miniature pour faire « faire appel au rêve et à l’imaginaire du public ». Pour les comédiens, la pièce se déroule « à un rythme soutenu. C’est une volonté de départ. Ça court dans tous les sens », remarque Salomé Villiers. Le Montespan devient ainsi un conte fantastique.
Infos pratiques
- Dimanche 12 mars à 16 heures au Siroco à Saint-Romain-de-Colbosc
- Durée : 1h20
- Tarifs : de 25 à 15 €
- Réservation au 02 35 20 57 92 ou sur www.lesiroco.com
- Des places sont à gagner
