Amours avec ou sans engagement

Marianne (Andrea Bræin Hovig) prête à aimer, mais pas à s’engager / Photo : Pyramide distribution

Le réalisateur norvégien Dag Johan Haugerud poursuit son étude des sentiments amoureux avec le deuxième volet de La Trilogie d’Oslo, Amour

Après Rêve qui met en scène des femmes, Dag Johan Haugerud s’intéresse aux couples en tout genre en suivant deux destins en parallèle : celui de Marianne (Andrea Bræin Hovig), médecin oncologue et Tor (Tayo Cittadella Jacobsen), infirmier dans le même établissement. Un jour, la première croise le second sur le ferry qui les ramène à Oslo, et Tor raconte très naturellement qu’il lui arrive de passer des nuits à bord, à la recherche d’aventures sans lendemain avec des hommes croisés sur des sites de rencontre. Alors que ces confidences incitent Marianne à s’interroger sur le sens d’une vie amoureuse sans engagement, le soir même, Tor tombe amoureux de Bjorn (Lars Jacob Holm) qui, non seulement lui résiste, mais pourrait bien lui échapper…

On parle beaucoup dans ce nouvel opus abordant sentiments et sexualité. Dag Johan Haugerud filme une jeune femme libre n’éprouvant pas le désir de vivre en couple ni même de s’installer dans une relation durable, et qui assume ses choix sans vouloir les justifier. De l’autre, il suit un jeune homosexuel qui, après des années de vagabondage amoureux, ne pense qu’à former un couple avec celui qu’il aime. Et ce n’est sûrement pas un hasard si le réalisateur choisit un médecin et un infirmier, deux êtres soucieux des autres, car à aucun moment, ces deux-là se montrent égoïstes ou cyniques. Au contraire, ils ont à cœur le bien-être de leur partenaire.   

La Triologie d’Oslo/Amour de Dag Johan Haugerud (Norvège, 1h59) avec Andrea Bræin Hovig, Tayo Cittadella Jacobsen, Marte Engebrigtsen

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