Nosfell a fait quelques détours par le théâtre et la performance avant de revenir à la musique avec un nouvel album. Ces Chants adelphiques, d’une grande poésie, accompagnent une histoire fantastique à écouter lors d’un concert jeudi 8 octobre à l’espace culturel François-Mitterand à Canteleu.
Nosfell est un conteur fabuleux. Qu’il est bon de s’égarer dans son univers. Il écrit dans une langue inventée, le Klokobetz, une véritable mythologie inspirée des racines familiales et nourrie d’une imagination débordante. C’est un nouvel épisode raconté dans cet album, Chants adelphiques, toujours aussi saisissant, qui marque le retour de Nosfell à la chanson.
« J’aime beaucoup le format de l’album, dit-il. Celui-ci, je l’ai imaginé comme un recueil. J’ai songé à écrire un spectacle mais j’avais envie de juste jouer de la musique. Pour cette histoire-là, je voulais des chansons, avec des formes plus rhapsodiques. Je reviens fort de dix ans de montage de spectacles où on était un peu dans ce format de chansons. Les chansons permettent d’être dans un rapport plus direct et restent le moyen le plus simple d’aborder le plateau. »
Composé au Maroc
Autre retour. Celui d’Arbisaat, un personnage du premier album. Elle a été bannie de son village pour avoir enseigné aux enfants la musique et la poésie. La voilà dans une cité régie par des animaux, autrefois des êtres humains avec des pouvoirs magiques, après avoir erré dans le désert. À la suite de quelques péripéties, elle est devenue la guide suprême du territoire de Dansaat. Pour le traverser, chaque âme doit raconter un récit d’amour. Au total, onze titres et autant de contes et de rêves.
Dans ces Chants adelphiques, Nosfell, en concert jeudi 8 octobre à l’espace culturel François-Mitterand à Canteleu, évoque des thèmes qui lui sont chers comme les origines, les frontières, la famille. « Cela résonne avec ce que nous traversons aujourd’hui en Occident. Ce qui nous unit est plus grand. Il faut s’écouter, rester ensemble. » Le musicien a composé une grande partie des Chants adelphiques au Maroc. « C’est le pays de mon père autour duquel j’ai beaucoup tourné. » Nosfell, à la guitare, entrelace des sonorités de la Méditerranée et diverses matières du piano et du synthé de Julien Perraudeau. Il y a une harmonie lumineuse dans ces Chants adelphiques, portés par une voix qui oscille dans de multiples nuances.
Infos pratiques
- Jeudi 8 octobre à 20 heures à l’espace culturel François-Mitterrand à Canteleu
- Première partie : Stranded Horse
- Tarifs : 16,80 €, 11,15 €
- Réservation au 02 35 36 95 80 ou en ligne
