L’enfance en temps de guerre

Photo : Saïd Abitar

La compagnie KonfisKé(e) raconte l’histoire de la Petite Fille aux cheveux blancs qui arrive au milieu de l’année scolaire d’un autre pays. Pour cette nouvelle création, Carine Piazzi a souhaité aborder l’accueil des personnes fuyant leur pays en guerre. Elle joue mardi 13 octobre à L’Éclat à Pont-Audemer, dimanche 17 janvier au centre Marx-Dormoy à Grand-Quevilly et vendredi 5 février au centre culturel Voltaire à Déville-lès-Rouen.

Pare que la réalité l’impose, le mot guerre est devenu de plus en plus présent dans les conversations. Sans oublier les images qui se sont multipliées sur les écrans. Les enfants ne peuvent échapper à cette actualité anxiogène. Carine Piazzi s’est alors interrogée sur la façon dont ils reçoivent ces informations et peuvent s’en protéger. La comédienne et metteuse en scène de la compagnie Konfiské(e) a recueilli les sentiments d’écoliers et de collégiens avec Gwendoline Soublin qui a écrit Petite Fille aux cheveux blancs, une pièce de théâtre jouée à L’Éclat à Pont-Audemer, au centre Marx-Dormoy à Grand-Quevilly et centre culturel Voltaire à Déville-lès-Rouen.

Dans cette nouvelle création, il n’est pas question de guerre. Carine Piazzi a souhaité parler de « l’altérité et de l’accueil. Nous ne montrons pas la guerre. Nous exposons le point de vue d’un pays accueillant des personnes exilées. Nous nous sommes demandé ce que cela vient bouleverser en nous. Parce que nos codes doivent changer. »

Sans voix

La petite fille aux cheveux blancs, c’est Yiyi, 9 ans. En plein milieu d’année scolaire, elle a intégré la classe de CE2 après avoir quitté son pays en guerre. Elle habite désormais chez la famille d’Isidore, un peu jaloux de voir arriver cette fillette dans sa maison. Yiyi intrigue les élèves de l’école parce qu’elle a les cheveux blancs et ne parle pas. C’est par les gestes qu’elle parviendra à s’exprimer.

Carine Piazzi a confié le rôle de Yiyi à la danseuse Namiko Gahier-Ogawa. « Son traumatisme se manifeste à travers son silence », indique la metteuse en scène qui partage le plateau avec Fanny Catel. Elles jouent divers personnages, face à « leurs doutes, leurs peurs, leurs questionnements et leur incompréhension. » Les trois interprètes évoluent « avec humour et malice »dans un décor coloré où quelques endroits deviennent des refuges pour Yiyi.

Infos pratiques

  • Mardi 13 octobre à 19 heures à L’Éclat à Pont-Audemer. Tarifs : de 8 à 3 €. Réservation au 02 32 41 81 31 ou en ligne
  • Dimanche 17 janvier à 16 heures au centre Marx-Dormoy à Grand-Quevilly. Tarif : 5 €. Réservation au 06 79 18 08 60 ou en ligne
  • Vendredi 5 février au centre Voltaire à Déville-lès-Rouen. Réservation au 02 35 74 31 24 ou en ligne
  • Durée : 1 heure
  • À partir de 9 ans
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