Toute Première Fois et toute nouvelle forme

par | 16 février 2021 | Vie culturelle

Cette saison, il n’y aura pas non plus de Toute Première Fois pour le public. En pleine épidémie, le festival de L’Étincelle, destiné aux très jeunes compagnies, prend une nouvelle forme pour s’adresser uniquement aux professionnels du monde culturel. Il se déroule les 18 et 24 février à Rouen.

Une première en 2020

L’Émergence tient une place importante à L’Étincelle. Pour offrir une visibilité aux très jeunes compagnies régionales, le théâtre de la Ville de Rouen propose des résidences et un festival. Lancé en 2020, Toute Première Fois a permis au collectif Asymptomatique, à L’Averse, au Poney, à Jolie Carcasse et au Mobius Ring trio de présenter des propositions artistiques toutes fraîches. Ce temps fort de la saison qui s’est tenu pendant les vacances d’hiver a séduit les plus curieux. « Il y a un vrai soutien du public à l’émergence, aux jeunes équipes. Le taux de fréquentation a atteint les 85 %. Certains soirs, nous avons dû refuser du monde. Un noyau de personnes a suivi la quasi-totalité des propositions. Ce qui était très encourageant et nous incitait à renouveler l’expérience », indique Tiphaine Le Maout, responsable du pôle diffusion et de la communication.

Une autre forme en 2021

La crise sanitaire a freiné les envies de l’équipe de L’Étincelle. Toute Première Fois a bien lieu en 2021 mais sous une forme différente. Le festival ne durera pas une semaine mais deux jours, les 18 et 24 février, n’accueillera pas cinq formations mais quatre et s’adressera seulement aux professionnels du secteur culturel. « Ce ne sera pas des créations mais une première visibilité. Les compagnies en ont besoin aujourd’hui. Elles pourront ainsi voir des programmateurs de la région et autour », remarque Grégory Roustel, responsable du pôle création en charge des résidences, compagnonnages et mises en réseau. Outre la diffusion, elles bénéficieront également d’un accompagnement en communication.

Quatre compagnies

Toute Première Fois accueille tout d’abord Les Gros Ours. Olivier Jaffrès et Cyrille Lacheray ouvrent La Boîte à musique pour une douce aventure avec les tout-petits. Dans Pode Ser, Leïla Ka mesure un chemin parcouru, se souvient des rêves et des personnages fantasmés. La compagnie C’hoari a composé un duo chorégraphique dans Tsef Zon(e), « des jeux d’espaces et de dialogues ». Quant à Flavien Bellec, il s’est inspiré librement du roman de Jules Renard, Poil de carotte, un garçon rejeté par ses proches qui trouve de l’apaisement et de la joie dans les mots.

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