Avec La Voie du serpent, dans les salles de cinéma mercredi 3 septembre, Kiyoshi Kurosawa signe un film franco-japonais tourné en français à Paris avec la comédienne japonaise Kô Shibasaki, mais aussi les Français Damien Bonnard et Mathieu Almaric…
Kiyoshi Kurosawa n’a aucun lien de parenté avec le célèbre Akira Kurosawa, et son cinéma n’a pas la force des Sept Samouraïs (1954) ni de Kagemusha, l’Ombre du guerrier (1980). Cependant le réalisateur de Shokuzai a le chic pour maintenir une tension tout au long d’un film comme ici La Voie du serpent.
Dans son nouveau film, tourné à Paris, en français, avec pour tête d’affiche Damien Bonnard dans le rôle d’Albert Bacheret, un père est dévasté suite à l’abominable assassinat de sa fille de 8 ans. La police se montrant incapable de résoudre l’affaire, l’homme décide de mener sa propre enquête avec l’aide inattendue de Sayoko (Kô Shibasaki), une mystérieuse psy japonaise qui semble avoir la même soif de vengeance qu’Albert. C’est le début d’une terrible — et parfois invraisemblable — chasse à l’homme dont le but est de retrouver le ou les commanditaires du crime.
Kiyoshi Kurosawa filme donc le couple en train de kidnapper des membres du « Cercle », une société secrète, à commencer par Thibaut Laval (Mathieu Amalric) qu’ils torturent jusqu’à obtenir le nom de Pierre Guérin (Grégoire Colin), puis celui de Christian Girard (Slimane Dazi). Mais chaque suspect présente une version différente des faits…
À force de voir tomber les coups, le spectateur perd de sa compassion pour le père éploré et même un peu de son intérêt pour l’enquête. Quête de vérité et désir de vengeance ne font pas toujours recette.
- La Voie du serpent de Kiyoshi Kurosawa (France/Japon, 1h52) avec Damien Bonnard, Mathieu Amalric, Kô Shibasaki…
