Les musiques qui nous relient

Mar (Michela Farrugia) va apprendre à connaître Nenu (Nenu Borg), le gardien d’un chant ancestral / Photo : Epicentre films

Avec Le Chant des oliviers, au cinéma mercredi 30 septembre, le réalisateur Alex Camilleri nous fait découvrir quelques aspects de la culture maltaise, en particulier le ghana, chant traditionnel qui se transmet oralement de génération en génération.

Pour parler de sa culture dans Le Chant des oliviers, le réalisateur maltais Alex Camilleri organise un face-à-face entre une jeune femme moderne, qui ne pense qu’à fuir son île natale, et un vieil homme qui, au contraire, cherche à y faire vivre le ghana, tradition ancestrale mésestimée par la société contemporaine. 

Voici, donc Mar (Michela Farrugia), qui après le décès de sa mère, se prépare à quitter Malte pour vivre sa vie comme elle l’entend, lorsqu’elle apprend qu’elle a hérité de trois terrains dispersés sur l’île. La cartographie n’étant pas très fiable, personne ne peut lui indiquer précisément où sont ces terres. Mar se tourne vers Nenu (Nenu Borg), un ancien qui connaît bien la région.

Dans un road movie

Quand deux caractères s’opposent, on espère toujours qu’ils finissent par se compléter. C’est ce que va constater le spectateur en observant Mar et Nenu faire connaissance, s’entraider, se fâcher et finalement s’apprécier. On les voit quitter la ville ensemble dans une vieille voiture, traverser la campagne ensoleillée, longer le bord de mer, comme dans un road movie lumineux dont chacune des trois étapes réserve une surprise musicale et sociale. 

Michela Farrugia, d’une beauté sauvage, appréhende avec justesse, le tempérament fougueux et rebelle de Mar. Quant à Nenu Borg, véritable et charismatique chanteur de ghana, il intrigue en gardien de cet art ancestral. Alex Camilleri laisse du temps à la musique, d’ailleurs il ouvre ce Chant des oliviers avec un duel verbal chanté dont Nenu sort vainqueur. D’autres duels suivront, et Mar qui finira à y prendre goût, se montrera particulièrement efficace. De quoi, peut-être, lui donner envie de rester dans son pays. À chacun de choisir.

  • Le Chant des oliviers d’Alex Camilleri (Malte/Allemagne/Qatar, 1h48) avec Michela Farrugia, Nenu Borg, Michael Azzopardi, Frida Cauchi…
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