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L’enfant tombé du ciel

Avec un robot, Iris va prendre soin d’Arco, l’enfant arc-en-ciel tombé du ciel / Photo : Remembers - MountainA

Cristal du long métrage au Festival du Film d’animation d’Annecy, Arco de Ugo Bienvenu, dans les salles de cinéma mercredi 22 octobre, est un joli film d’anticipation français à voir en famille à partir de 8 ans. 

Ugo Bienvenu nous embarque dans le futur pour nous proposer une sorte de E.T. à la française, mais sans un seul alien. L’une des héroïnes de Arco s’appelle Iris. Elle a 10 ans quand elle voit tomber du ciel un garçon vêtu d’une combinaison de toutes les couleurs. Le jeune Arco est un enfant arc-en-ciel venu d’un futur lointain où il est désormais possible de voyager dans le temps. Il rêvait de voir des dinosaures mais il a raté son but. Le voilà bloqué en 2075 sans moyen de retrouver les siens. Comme Elliot qui recueillait le E.T. de Speilberg en 1982, Iris va l’aider par tous les moyens à retourner auprès des siens.

Si l’affiche ne dit pas grand-chose de la qualité esthétique du film, elle montre l’essentiel : deux enfants qui s’entre-aident sur un fond arc-en-ciel. C’est ce dont nous parle Arco : la rencontre avec une personne différente, les échanges d’expériences, l’enrichissement mutuel. Iris et Arco ont beau ne pas se connaître, ne pas vivre à la même époque, ils savent ce qui va leur permettre d’avancer.  

Un monde lumineux

Parler du futur, c’est forcément parler réchauffement climatique. Ugo Bienvenu l’évoque par le biais d’un vaste incendie qui n’est pas sans rappeler ceux qui ont ravagé une partie de Los Angeles, ou par une tempête impressionnante à laquelle, heureusement, les maisons résistent grâce à des bulles géantes qui viennent les envelopper. Faudra-t-il vivre sous cloche en 2075 ? 

Car le monde d’Iris, dessiné par Ugo Bienvenu, est proche du nôtre, sauf que les véhicules ressemblent à de gros jouets et que les profs sont des robots. D’ailleurs Iris, elle-même, a été confiée à un robot domestique très attachant et très sérieux. Ses parents qui travaillent beaucoup ne sont jamais là. La plupart du temps, elle ne les voit que sous forme d’hologrammes.

Rassurez-vous, le monde d’Arco — qui semble vivre dans des arbres immenses —, est beau et lumineux. On y voit des prairies, des rivières, des champs cultivés et l’homme semble cohabiter harmonieusement avec la nature. C’est une sorte de jardin d’Eden qui fait penser au Château dans le ciel de Hayao Miyazaki. On peut donc y voir une note d’espoir… Encore faut-il accepter de repenser l’écosystème avant qu’il ne soit trop tard. 

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