Les portraits intrigants de Sophie Kuijken

Sophie Kuijken renouvelle le genre du portrait. L’artiste belge présente une série de peintures intrigantes jusqu’au 1er février 2026 au centre d’art contemporain de la Matmut à Saint-Pierre-de-Varengeville.

Difficile de tenir le regard devant les portraits de Sophie Kuijken. Il faut un temps d’adaptation, de familiarisation face à ces visages figés, ces yeux si intenses et pénétrants. Les personnages de cette artiste peintre, tels des fantômes avec leur peau très blanche, sont hors du temps dans leur décor si sombre. Ils sont là et semblent observer tout ce qui se déroule devant eux avec un certain fatalisme.

Héritière de la peinture traditionnelle flamande, Sophie Kuijken s’empare du sujet du portrait. Mais là, pas de modèle. Les femmes et les hommes de la peintre n’existent pas. Avant de peindre, l’artiste récolte de multiples visages sur Internet, les découpe, retient quelques détails pour en reconstituer de nouveaux. « Je cherche ce que je veux peindre ». Ce mélange des corps surprend, intrigue, même bouscule et dérange.

Le centre d’art contemporain de la Matmut à Saint-Pierre-de-Varengeville présente jusqu’au 1er février 2026 de récents portraits de Sophie Kuijken, réalisés sur des panneaux de bois ou sur plâtre. « Je ne veux pas raconter d’histoire. Je n’ai pas non plus de message à transmettre. Je souhaite juste offrir une expérience visuelle ». Pari tenu ! Et celle-ci est unique. D’autant que les personnages de Sophie Kuijken forment une humanité cosmopolite.

Infos pratiques

  • Jusqu’au 1er février 2026, du mercredi au vendredi de 13 heures à 19 heures, les samedi et dimanche de 10 heures à 19 heures, au centre d’art contemporain de la Matmut à Saint-Pierre-de-Varengeville
  • Entrée libre
  • Renseignements au 02 35 05 61 73 ou en ligne
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