L’homme sans terre

Après l’incendie de son ranch, Dusty (Josh O'Connor) cherche à redonner un sens à sa vie et trouve du réconfort auprès de sa fille / Photo : Jesse Hope

Présenté en compétition au dernier festival du Cinéma américain de Deauville, Rebuilding de Max Walker-Silverman, dans les salles de cinéma mercredi 17 décembre, évoque les conséquences des incendies qui ravagent l’Ouest des États-Unis.

C’est une expérience personnelle qui a conduit Max Walker-Silverman à réaliser Rebuilding. Dans le Colorado, sa sœur a échappé de justesse aux flammes qui ont détruit l’ancienne maison de leur grand-mère lors d’un de ces incendies qui ravagent l’Ouest des États-Unis.  

Son héros, Dusty (Josh O’Connor), un cow-boy un peu bourru, a vu son ranch partir en fumée. Démuni de tout, sauf de son pick-up, il se retrouve dans un mobil homme, installé dans un camp de fortune, entouré de ranchers, hippies, rednecks ou autres ermites qui, comme lui, ont tout perdu. Tous sont attachés à la beauté naturelle de ce territoire rural et aucun ne semble vouloir quitter la région.

Dans des paysages grandioses, Max Walker-Silverman filme patiemment le quotidien d’un Dusty plus taciturne que jamais, toutes ces journées où il cherche à redonner du sens à sa vie. Par la force des choses, il parvient à créer des liens avec ses voisins, à accepter l’aide des autres. Mieux : il est bien parti pour renouer des liens avec sa fille (Lily LaTorre) et son ex-femme (Meghann Fahy). De quoi, peu à peu, retrouver la volonté de tout reconstruire.

La tristesse nous envahit en découvrant les images des maisons en ruine, des arbres calcinés, des terres noircies. L’émotion nous étreint en observant la solidarité et l’entraide qui s’organisent. Car la reconstruction de Dusty ne se résume pas seulement à rebâtir un lieu où habiter, ce père de famille va aussi se reconstruire humainement. 

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