Lutte loufoque contre le narco-trafic

Yvon (François Damiens), Guilaine (Audrey Lamy) et Marfoud (Brahim Bouhiel) en planque / Photo : Julien Panié

Jean-Baptiste Saurel met en scène une brigade, la Police Flash 80, qui enquête sur un trafic de drogue dans un quartier populaire. Pour le genre, comptez plutôt sur la comédie loufoque que sur le polar stressant. Le film sort dans les salles de cinéma mercredi 18 mars.

Pour Police Flash 80, son deuxième long-métrage après Zénithal (2024), Jean-Baptiste Saurel nous renvoie en 1984, dans un commissariat de banlieue où, suite à la mort violente de son supérieur, Yvon Kastendeuch (François Damiens), est propulsé par son patron (Philippe Rebbot) à la tête d’une « unité d’élite » : la Police Flash 80.

François Damiens, qui a joué beaucoup de policiers dans ses caméras cachées, se glisse dans les Santiags d’Yvon, flic à l’ancienne et fan de Michel Sardou, qui va devoir s’adapter aux méthodes de ses nouveaux collègues, plus jeunes et plus modernes : Guilaine (Audrey Lamy), une femme rigoureuse qui se révèle être le cerveau du groupe — tout en gérant son mari débordé par leurs trois enfants —, Roberto (Xavier Lacaille) et sa coupe mulet, prêt à jouer les infiltrés, et Marfoud (Brahim Bouhlel), geek à l’heure du Minitel. Cette brigade improbable, aux méthodes surprenantes, va tenter de démanteler un trafic de drogue avec le soutien de Luc Le Timal (Thomas Ngijol qui a participé au scénario), l’étonnant et dynamique directeur de la MJC du quartier.

Peu de surprises dans ce polar déjanté où l’on préfère les blagues au suspense. On devine dès le début qui est le grand méchant, on ne cherche pas longtemps le tripoux, mais est-ce vraiment le sujet du film ? Le vrai sujet, c’est le contexte des années 1980, la technologie — à l’heure d’Internet, la lenteur des fax fait forcément sourire —, les fringues, les voitures, les armes, les clopes et l’alcool que l’on consomme sans modération au bureau, et Guilaine avec la place de la femme et son émancipation dans la société… 

Tous les acteurs s’impliquent en s’amusant de ce retour aux années 1980, clin d’œil sans prétention aux polars portés par Belmondo ou Delon, et qui fait sourire.

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