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Entamer une nouvelle vie en « 5 Secondes »

photo : Jean-Christophe Sirven

5 Secondes est inspiré d’un fait divers. C’est Maxime Taffanel, à nouveau seul sur scène, qui raconte comment un jeune homme se retrouve avec un bébé dans les bras dans le métro parisien. La pièce est à voir mardi 19 mai au centre culturel Marx-Dormoy à Grand-Quevilly pendant le festival Terres de paroles.

Maxime Taffanel excellait dans Cent Mètres papillon. Le revoilà seul sur scène. « C’est un risque de jouer un solo et c’est vertigineux. Cette fois, j’ai encore entendu l’appel du vertige. J’ai encore eu envie de tenter le coup » avec 5 Secondes, un texte de Catherine Benhamou, adapté et mis en scène par Hélène Soulié. « Seul, on a un pied dans le vide. Hélène a été à l’endroit de la protection par la direction de sa mise en scène. »

Maxime Taffanel a abordé ce texte de manière singulière. « Ce fut une première pour moi. Si on apprend à marcher pas à pas, avec Hélène, on apprend à jouer mot à mot. Elle a une oreille si précise et si juste. Elle sait lorsque ce n’est pas juste. On entre dans une phrase et on se lance dans la deuxième en se posant une question silencieuse afin que les phrases ne se ressemblent pas et que l’on soit chargé de quelque chose. Au début, c’était une lutte. »

Rassurer

Dans 5 Secondes, joué mardi 19 mai au centre culturel Marx-Dormoy à Grand-Quevilly, un jeune homme ressasse et s’interroge dans sa chambre sur la maternité, la paternité, l’abandon et sur lui. Un matin, dans le RER, il propose son aide à une femme qui veut descendre. Elle a un nourrisson en pleurs et une poussette. Il se retrouve sur le quai avec l’enfant dans les bras. Au moment où les portes se referment, seulement cinq secondes, la maman remonte dans le métro. Il est là seul avec un bébé. Alors il lui parle pour le rassurer.

« Cet événement le bouscule et provoque de multiples questionnements. Il fait surgir des souvenirs. Avec une telle histoire, on frôle l’émotion. Ce qui peut être une chose handicapante. Il ne faut pas se noyer dans les mots de l’émotion mais je suis à fleur de peau tout au long de la pièce. » Le corps de cet ancien nageur de haut niveau est celui d’un funambule sur le fil d’une écriture ciselée. Les mouvements sont sensibles et légers, comme ceux d’un danseur.

Infos pratiques

  • Mardi 19 mai à 20h30 au centre culturel Marx-Dormoy à Grand-Quevilly
  • Durée : 1h05
  • Tarifs : de 15 à 5 €
  • Réservation au 06 79 18 08 60 ou en ligne
  • Aller au spectacle en transport en commun avec le réseau Astuce
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