Tourner sous la pluie

photo : Envie de tempête production

Filmons sous la pluie : c’est la thématique de cette nouvelle soirée du Courtivore. En écho à l’exposition, Sous La pluie, peindre, vivre et rêver, le festival du court métrage s’installe au musée des Beaux-Arts à Rouen lors de La Nuit européenne des musées pour présenter neuf films, dont Les Cahiers au feu de Claude Duty.

« On a besoin de tout prévoir. » Claude Duty le sait très bien. « Au cinéma, il nous arrive toujours des pépins. Les tournages sont faits de tous ces éléments. Quand on est passionné, on accepte tous ces aléas» Et un de ces éléments, c’est l’eau. L’arrivée ou l’attente de la pluie, une forte averse, un orage soudain, le passage d’un nuage viennent perturber toute séance. « On peut se payer le luxe de tourner une version ensoleillée et une version grise d’une scène. Il est aussi possible de créer de la fausse pluie ou de la fausse neige mais le rendu n’est pas satisfaisant. Il y a surtout le vent. Pour les ingénieurs du son, c’est épouvantable. » 

Entre les différents actes, avant la finale, de la compétition officielle, Le Courtivore propose plusieurs soirées thématiques. Samedi 23 mai, au musée des Beaux-Arts à Rouen, c’est Filmons sous la pluie avec neuf courts métrages, mis en miroir avec l’exposition Sous La Pluie, peindre, vivre et rêver.

Trois artistes

Au programme : Les Cahiers au feu de Claude Duty, le dernier volet d’un triptyque qui arrive après La Peinture à l’huile et La Musique à l’eau. Dans ces trois courts métrages, sortis tous les six ans, le réalisateur rouennais a choisi la fiction, inspirée de personnages réels. Il y a des fils rouges : une maison, un ou une artiste, un clair de lune et autres détails récurrents.

Dans Les Cahiers au feu, sorti en 2025, Claude Duty filme Claire, une écrivaine, après un peintre, confirmé dans son milieu, et une chanteuse, encore hésitante quant à la suite de sa carrière, dans les deux premiers courts. « Lors du tournage, nous avons beaucoup joué avec la pluie. La météo a permis de rester fidèle au scénario. » L’autrice désabusée, jouée par Élise Larnicol, a écrit un roman à succès. Elle est aujourd’hui réfugiée dans la campagne du pays de Caux. Une nuit d’orage va bouleverser sa vie et l’inciter à rompre son isolement.

Infos pratiques

  • Samedi 23 mai à 21 heures au musée des Beaux-Arts à Rouen
  • Entrée gratuite
Partager l'article