Le berger et le dj

Ahmet (Arif Jakup) partage son goût pour la musique avec son petit frère Naim (Agush Agushev) / Photo : Cinema Futura

Partez à la rencontre du Garçon qui faisait danser les collines. Cet ado attachant qui rêve d’échapper à son destin est le héros du réalisateur macédonien Georgi M. Unkovski dans un film qui sort dans les cinémas mercredi 3 juin.  

Le Garçon qui faisait danser les collines est le premier film présenté en France du réalisateur macédonien Georgi M. Unkovski. Une occasion à ne pas rater d’autant que cette jolie tragi-comédie offre un aperçu sur une société croyante et pratiquante, aux coutumes parfois pesantes, comme le mariage organisé des adolescentes.  

Le héros du jour s’appelle Ahmet. Il a 15 ans et vit au milieu des montagnes de Macédoine du Nord. Après l’école — et parfois pendant si la situation l’exige — il garde les moutons de son père et, depuis le décès de sa mère, s’occupe de son petit frère. L’attachant Ahmet est un tendre, un garçon jovial, et le spectateur l’aime au premier regard, avant de se rendre compte que l’adolescent n’est pas totalement heureux auprès de ce père autoritaire. Il a d’autres attentes au quotidien. Lui, fils de berger, rêve de musique techno pour faire danser les filles, la jolie Aya (Dora Akan Zlatanova) en tête.  

Un dilemme

Avec Georgi M. Unkovski, le spectateur entre en terre inconnue et découvre les Yörüks et leurs rites particulièrement malmenés aujourd’hui par la nouvelle génération, l’arrivée d’internet ayant favorisé les interactions avec le monde extérieur. Le tournage du film aura été une aubaine pour les jeunes — et les moins jeunes — de la région que l’on retrouve au casting à commencer par Arif Jakup, parfait dans la peau d’Ahmet, tout comme Agush Agushev dans celle du petit frère.

Sous le regard des mères et des grands-mères réunies sous un arbre, commentant avec humour les déboires d’Ahmet et de sa famille, le jeune homme vit un moment crucial : il va chercher à s’affirmer tout en tentant de respecter ses aînés. Un joli dilemme exposé en musique, à l’image de la bande originale mêlant airs traditionnels et rythme contemporain. 

C’est un coup de cœur porté par des comédiens non professionnels, présenté à Avignon, dans le cadre des Rencontres du Sud.

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