Zidi Jr. réécrit l’Histoire

Denis (Kev Adams)et Sami (Brahim Bouhlel) vont prendre de gros risques… / Photo : Marie-Camille Orlando

Difficile de faire mieux que La Grande Vadrouille pour sourire de la Seconde Guerre mondiale. Claude Zidi Jr. a essayé avec Le Jour J, dans les salles de cinéma mercredi 15 octobre, mais, malgré un démarrage amusant, ça fait plouf.

Juin 1944. Le Débarquement se prépare. Claude Zidi Jr. imagine un soldat français dévoué, Denis Porte (Kev Adams), sur une base militaire anglaise factice, déplaçant chaque jour des soldats postiches pour tromper l’ennemi. Situation frustrante pour un Porte chez qui on a tendance à mourir en héros pour la France de père en fils. Frustrante pour Denis mais rassurante pour sa mère. 

Une fois le décor planté et le héros un brin pleutre dessiné, il est temps de passer à l’action : lors d’une soirée bien arrosée, Denis rencontre Sami (Brahim Bouhlel), médecin algérien qui rêve de rencontrer De Gaulle. Ils décident de participer au Débarquement sauf que lorsqu’ils embarquent ce n’est ni le bon jour ni le bon lieu.  Avec eux, Le jour J, c’est pas gagné …

Dans ce genre de comédie potache, le réalisateur doit compter sur ses comédiens pour donner de l’impact à des répliques et des gags plus ou moins drôles. Et à ce petit jeu, c’est Brahim Bouhlel qui tire son épingle du jeu. Il n’est pas seulement le faire-valoir de Kev Adams — déjà complice de Claude Zidi Jr. dans Maison de retraite 2 — mais se révèle plutôt pertinent. Le duo maladroit qui finalement va jouer un rôle déterminant dans le vrai Débarquement, occupe le terrain avec maladresse. Claude Zidi Jr. réécrit l’Histoire, ce n’est pas sérieux, mais ça peut amuser celui qui a vraiment besoin d’un moment de détente.

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