Passeuse d’âme

Elsa (Magalie Lépine Blondeau) et Oscar (Jonathan Cohen) vivent une histoire d’amour en plein cœur du Havre / Photo : Gaumont distribution

Pour son premier long-métrage tourné au Havre, Alice Vial signe une comédie romantique avec son incontournable histoire d’amour mais aussi une touche de fantastique qui donne un ton grave à L’Âme idéale, un film à voir au cinéma mercredi 17 décembre.

Actrice, scénariste et réalisatrice, Alice Vial est passée derrière la caméra pour la télévision et quelques courts métrages dont Les Bigorneaux, César du Meilleur court-métrage en 2018. Avec L’Âme idéale, elle réalise son premier long-métrage, co-écrit avec Jean-Toussaint Bernard, une comédie romantique fantastique portée par Jonathan Cohen, plus charmant que jamais, et la rayonnante Magalie Lépine Blondeau.   

Qui dit comédie romantique, dit rencontre amoureuse… C’est ce qui va se passer pour Elsa (Magalie Lépine Blondeau), célibataire de 40 ans, qui après plusieurs échecs sentimentaux, avait renoncé à toute histoire d’amour. Il faut dire que cette médecin dans un service de soins palliatifs est une sorte de masseuse d’âmes. Elle dispose d’un don particulier : elle voit les morts et peut leur parler pour les aider à quitter le monde dans lequel ils errent sans savoir quoi faire. De quoi refroidir les amants les plus courageux… 

Une connexion

Sa vie va prendre un virage décisif après une collision avec un bus. Alors qu’elle est allongée sur les pavés de la rue de Paris au Havre, Oscar (Jonathan Cohen) vient lui proposer son aide. Ils ne vont plus se quitter, même lorsqu’Elsa découvre que cet homme drôle et charmant est en fait la victime de l’accident mortel.   

Avant l’apothéose finale, l’amour paraît impossible au début de la plupart des comédies romantiques. Dans L’Âme idéale, c’est tout le contraire : la connexion entre les deux amants est quasi magique. Les difficultés commencent lorsqu’Elsa découvre la réalité et qu’elle sait qu’elle va devoir faire comprendre à Oscar qu’il est mort. Le temps pour le spectateur de découvrir une femme veillant au bien-être des autres dans un service où l’on côtoie la mort au quotidien, et un artiste qui a sacrifié sa vie et toutes ses relations familiales et amicales à sa musique.

Rayonnante

Pour les Normands, l’intérêt sera décuplé par le plaisir de découvrir le Havre, son port, sa digue nord, sa plage de galets, mais aussi l’hôtel de ville et ses jardins, la place Oscar-Niemeyer et sa bibliothèque, et même les coulisses du Volcan et la tour Alta en construction.    

Connu pour son humour et son attirance pour le burlesque (La Flamme, Serge le mytho), Jonathan Cohen se montre plus réservé, plus subtil, touché par la gravité du sujet. Quant à Magalie Lépine Blondeau, la comédienne québécoise, révélée au public français par la comédie romantique de Monia Chokri, Simple comme Sylvain, elle rayonne et éblouit en toute simplicité pour mieux nous émouvoir… que l’on croit ou non aux fantômes de cette Âme idéale.

Partager l'article