Luis Castro de la compagnie Tête d’ampoule remet en chantier son spectacle El Fakiir, l’amour du risque. Il le fait cette semaine au LaboVictorHugo à Rouen avec Barthélémy Guéret, un des Barjes.
« Ce clown, c’est un petit bout de moi, de mon histoire, de mon vécu. Chaque année est aussi une nouvelle année pour moi et pour lui. » Luis Castro affine les traits de caractère de son personnage depuis plusieurs années. Il a commencé à l’école de cirque à Lisbonne avant d’arriver en France. « Pour moi, c’est le pays de la culture des arts de la rue. Au Portugal, j’ai vu Royal de Luxe, Archaos… C’était la première fois que l’on voyait de telles compagnies. Elles nous présentaient des choses que nous n’osions pas encore proposer. Il a fallu du temps au Portugal. » Luis Castro est installé dans l’Aveyron avec sa compagnie Tête d’ampoule.
Il est venu passer une semaine en Normandie — une première pour le comédien — au LaboVictorHugo à Rouen pour travailler à nouveau l’écriture et la dramaturgie de son solo, El Fakiir, l’amour du risque, avec Barthélémy Guéret, moitié du duo Les Barjes. « Nous nous sommes rencontrés lors d’un stage de clown à Toulouse. Nous avons eu une bonne connexion. J’ai aimé qu’il me mette en difficulté. Cela a bousculé mes habitudes. »
Ensemble, Luis Castro et Barthélémy Guéret jouent avec ce fakir, venu avec tout un tas de bricoles. « C’est un personnage sérieux qui attire les foules. » Sérieux mais un peu loser parce qu’il vit quelques galères. Ce solo de clown interroge également le public. Peut-on rire face à une personne qui se fait mal ? Luis Castro le confie. « Il a quand même mal de temps en temps. »
