Après La Bataille de Gaulle : L’Âge de fer, Antonin Baudry poursuit son récit historique autour de Charles de Gaulle, alors général deux étoiles. Ce deuxième opus, J’écris ton nom, dans les salles de cinéma vendredi 26 juin, parcourt la période de 1943 à 1945.
Dans son premier opus, La Bataille de Gaulle : L’Âge de fer, Antonin Baudry présentait le Charles de Gaulle (Simon Abkarian, excellent) des années 1940 à 1942, à partir du moment où il quittait la France occupée par les Allemands pour rejoindre l’Angleterre et tenter de monter une armée contre l’avis du gouvernement de Vichy. Après bien des négociations — parfois compliquées avec le Premier ministre britannique Winston Churchill (Simon Russel Beale, idéal) —, et des batailles gagnées sur le terrain en Afrique, l’influence du général deux étoiles pesait dans la balance diplomatique et géopolitique… Le second opus, J’écris ton nom, magnifique clin d’œil au poème Liberté de Paul Éluard, débarque dans les salles ce vendredi 26 juin, à l’aube de la Fête du Cinéma qui permettra des séances de rattrapage à tous ceux qui n’aurait pas encore vu L’Âge de fer.
J’écris ton nom témoigne du long chemin encore à parcourir pour trouver la liberté. Un parcours qui voit de Gaulle renforcé par la Résistance française s’organisant petit à petit et parfois à coups de bluff. Celle-ci se montre efficace et donc utile à de Gaulle, un rôle d’autant plus important avec l’entrée dans le conflit du président américain Franklin Roosevelt (Campbell Scott) alors plus enclin à écouter le général Giraud (Thierry Lhermitte), proche de Vichy, que le rebelle et inflexible de Gaulle.
Des relations âpres
On assiste alors à de jolies passes d’armes virtuelles entre Français, et le général de Gaulle se montrera plus fin stratège que son collègue Giraud en dénonçant l’ingérence des Américains dans la politique française. De fait, la carte de la France dessinée par Roosevelt et les dollars imprimés avec un drapeau français rappellent qu’il faut se méfier des alliés trop puissants qui comptaient administrer la France à sa Libération. De Gaulle, reconnu en tant que chef de la France libre, va tout faire pour s’opposer à ce gouvernement militaire de l’armée des États-Unis, quitte à s’associer momentanément à Giraud pour former un gouvernement provisoire.
Axé uniquement sur de Gaulle, le film n’évoque pas le rôle des Russes dans l’évolution de la Seconde Guerre mondiale, ni l’attaque par les Japonais de Pearl Habor qui a précipité l’engagement de l’Amérique dans la guerre. En revanche, cet opus met en avant tous ceux qui ont aidé à la victoire de de Gaulle : le général Leclerc (Niels Schneider, formidable) et sa pugnacité aux combats, Jean Moulin (Félix Kysyl, impeccable) et sa détermination, sa patience, son courage, et Livia (lumineuse Anamaria Vartolomei), personnage imaginaire représentant toutes les femmes engagées dans la résistance.
Avec ces deux opus dédiés au Charles de Gaulle de la Seconde Guerre mondiale, Antonin Baudin rend également hommage aux militaires sur le terrain, aux hommes et femmes de l’ombre, et à tous ceux qui ont fait en sorte qu’on puisse encore associer le mot liberté au nom France.
- La Bataille de Gaulle : J’écris ton nom d’Antonin Baudry (France, 2h40) avec Simon Abkarian, Niels Schneider, Anamaria Vartolomei, Félix Kysyl…
