François Morel est à L’Armitière à Rouen samedi 11 juin pour une rencontre avant son spectacle du soir, La Fin du monde est pour dimanche, au Théâtre des Arts. François Morel est le célèbre cruel Deschiens et tendre chroniqueur. A moins que ce ne soit l’inverse…

 

photo Franck Moreau

photo Franck Moreau

Il y a fort à parier qu’il ne soit pas très agréable de se prendre un Morel en pleine poire le vendredi matin à 8h55. Entendons-nous : pour celui ou celle ou ceux qui se trouvent cités, bien sûr. Parce qu’autant le Morel peut être admiratif et le crier quand il aime, autant il peut être cinglant quand il n’aime pas.

 

Mais c’est un gentil, François. Quand il déteste, il reste drôle, sans tomber dans la sauvagerie, le coup bas ou la volée de démonte-pneus gratuite. François Morel a une âme et il n’a pas besoin de marquer son territoire en tirant à bout portant. Il aurait pu « exploser en plein vol » après le formidable succès des Deschiens avec la compagnie de Macha Makeïeff et Jérôme Deschamps. Ça arrive « d’exploser en plein vol », comme ces hirondelles du showbiz qui ne font le printemps de personne et ne passeront pas l’hiver… Mais donc, pas lui. Morel n’est pas de ceux-là.

 

Après les Deschiens, il s’est vaillamment lancé dans une carrière de chanteur. Et il se donne aujourd’hui en spectacle seul en scène et fait le bonheur d’Inter et le sourire des auditeurs. A 8h55 le vendredi, donc. C’est Yolande (Moreau) qui en parle le mieux dans la préface du recueil de textes du chroniqueur matutinal Je rigolerais qu’il pleuve (Denoël) paru en 2015 : « François incarne la revanche des petits sur les grands, l’échec de la connerie face à l’intelligence ludique, la légèreté en tout état de cause ». Et c’est bien ainsi.

 

 

 

 

H.D.

 

  • Samedi 11 juin à partir de 15 heures à L’Armitière à Rouen. Entrée libre
  • Samedi 11 juin à 20h30 au Théâtre des Arts à Rouen