Dans Dyptik, danseurs français et maliens croisent leur danse dans une pièce chorégraphique qui évoque le déracinement. C’est vendredi 27 mars au Hangar 23 à Rouen pour clore le Temps fort hip-hop.

 

dyptik-03Qu’est-ce que partir vers l’inconnu ? Comment les nouveaux chemins que l’on emprunte peuvent-ils impacter sur notre culture, notre identité ? Après En Quête, une pièce sur le déracinement, la compagnie Dyptik poursuit sa réflexion sur l’identité dans ce spectacle éponyme.

 

Cette réflexion, Souhail Marchiche et Mehdi Meghari l’ont menée avec les danseurs maliens de la compagnie Dogmen G. « Nous sommes allés au Mali pour juste mener un atelier de danse ». De cette rencontre sont nées deux créations. « Nous sommes tous danseurs de hip-hop mais nous n’avons pas la même gestuelle. Les Maliens ont des influences venues de la danse africaine. Nous n’avons pas non plus les mêmes méthodes de travail. Ils sont davantage dans le ressenti alors que nous faisons très attention au rythme. Ils sont aussi très polyvalents quand nous sommes de plus en plus spécialisés dans la danse hip-hop », explique Mehdi Meghari.

 

Les danseurs des compagnies Dyptik et Dogmen G se sont nourris de leurs différences pour créer une danse hybride, un souffle commun avec les figures classiques du hip-hop. « Chaque tableau est issu de l’histoire, du vécu de chaque danseur », remarque Mehdi Meghari. Les huit interprètes de Dyptik rivalisent de souplesse, d’élégance, de performance dans cette danse, entre tradition et modernité, entre rage et émotion.

 

 

  • Vendredi 27 mars à 20h30 au Hangar 23 à Rouen. Tarifs : de 18 à 8 €. Réservation au 02 32 76 23 23 ou sur www.hangar23.fr