Le photographe Thomas Cartron présente jusqu’au 17 septembre à la Maison de l’architecture, pendant Normandie impressionniste, une exposition intitulée Puis La Nuit Tombe, un regard singulier sur la ville de Rouen.

 

photo Thomas Cartron

photo Thomas Cartron

Faire de la photographie, oui mais comment ? Thomas Cartron veut sortir du chemin classique pour échapper à « l’ennui », « détourner l’outil » et « s’interroger » sur cette pratique artistique. Dans l’exposition présentée jusqu’au 17 septembre à la Maison de l’architecture de Normandie, le photographe propose deux séries d’images de la ville de Rouen dans lesquelles il explore deux techniques différentes. Puis La Nuit Tombe dresse un portrait abstrait d’une ville, comme une peinture.

 

Il y a tout d’abord ces photographies prises en pleine nuit de la côte Sainte-Catherine. Pour ce travail, Thomas Cartron qui suivi ses études à l’école des Beaux-Arts à Rennes s’est inspiré de La Survivance des lucioles de Serge Didi-Huberman. « Il fait une comparaison entre les lucioles et les individus qui sont dans l’obscurité complète. Ces lucioles symbolisent l’espoir ». Les lumières de la ville de Rouen deviennent ainsi des lueurs d’espérance, une constellation.

 

Pour la deuxième série, Colour Ending, en référence à Colour Beginning de Turner, Thomas Cartron contourne et détourne toute règle de la photographie avec des papiers photos effacés. Partant du principe qu’une image vit et meurt, il fait apparaître des paysages, obtient un tableau abstrait en gommante peu à peu l’image. La ville n’est plus qu’une sensation, un souvenir poétique.

 

  • Puis La Nuit Tombe, jusqu’au 17 septembre à la Maison de l’architecture de Normandie, 48, rue Victor-Hugo au Havre. Entrée libre du mardi au vendredi de 14 heures à 18 heures, le samedi de 10h30 à 12h30 et de 14 heures à 18 heures.