Cette œuvre est brûlante. Le Journal d’un disparu de Leoš Janáček, mis en scène par Ivo van Hove, est à voir jeudi 7 et vendredi 8 février à l’Opéra de Rouen Normandie. Des places sont à gagner !

C’est l’histoire d’un amour impossible. Pour écrire Journal d’un disparu, Leoš Janáček (1854-1928) a pioché autant dans des poèmes anonymes que dans son histoire personnelle. Des textes, tout d’abord, qui ont été publiés dans le journal Lidové Noviny en 1916. Ils racontent l’histoire de Janik. Le jeune paysan tombe éperdument amoureux de Zofka et décide de quitter son village pour suivre cette belle gitane. Le récit est en fait le miroir d’un épisode de la vie du compositeur tchèque. Leoš Janáček s’est en effet épris pour Kamila Stösslová, une femme de 38 ans sa cadette rencontrée au cours de l’été 1917 à Luhačovice, ville thermale de Moravie. Commencent alors onze années de correspondance. Leoš Janáček rédige plus de 700 lettres passionnées. Elle ne lui en enverra que 49 et gardera toujours une réelle distance.

Inspiré par cette double histoire, Leoš Janáček compose entre 1917 et 1920 vingt-deux pièces pour piano et voix « brûlantes d’émotions », comme il les définit lui-même. Journal d’un disparu reprend l’histoire de Janik et de Zofka, évoque l’amour passion et aussi le désir, le remord, le déracinement. Le piano est le réceptacle de toutes les émotions. Quant aux voix du ténor et de la mezzo-soprano, elles expriment la profondeur des sentiments.

Avec Journal d’un disparu, Ivo Van Hove continue la série des monologues entamée avec les comédiens de sa compagnie Toneelgroep Amsterdam et explore à nouveau le thème du départ. Il transpose cet opéra de chambre dans une ville du XXIe siècle. Janik devient un photographe renommé joué à la fois par un chanteur et un comédien pour « créer deux dimensions temporelles: celle du présent et celle du passé. Un homme à la fin de sa vie se rappelle un amour impossible via une version plus jeune de lui-même, mais se perd à la frontière de ce qui s’est effectivement passé et de ce qui se passe dans sa tête », note le dramaturge Krystian Lada. Le metteur en scène ajoute à l’œuvre de Janáček les poèmes publiés dans Lidové Noviny et les lettres de Janáček. Il a demandé à la compositrice Annelies van Parys de compléter la partition musicale par des intermèdes, tels des résonances à cette fable mélancolique.

Infos pratiques

  • Jeudi 7 et vendredi 8 février à 20 heures à l’Opéra de Rouen Normandie.
  • Tarifs : de 46 à 10 €.  Pour les étudiants : carte Culture.
  • Réservation au 02 35 98 74 78 ou sur www.operaderouen.fr

Relikto vous fait gagner des places

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