photo Michel Cavalca

photo Michel Cavalca

Une pièce, cinq chorégraphes et onze danseurs brésiliens. Pour orchestrer le tout, il y a le chorégraphe Mourad Merzouki, une figure du mouvement hip-hop depuis les années 1990 qui a apporté un nouveau souffle à cette danse. Directeur du centre chorégraphique national de Créteil et du Val-de-Marne, il a travaillé avec onze danseurs brésiliens et créé avec eux Agwa et Correria. Sur Käfig Brasil, une pièce présentée mercredi 13 novembre au théâtre de La Foudre à Petit-Quevilly, Mourad Merzouki retrouve les onze danseurs. Cette fois-ci, il ne signe pas seul la chorégraphie. Il a invité quatre belles personnalités de la danse, Denis Plassard, Céline Lefèvre, Octavio Nassur, Anthony Egéa pour ce spectacle époustouflant.

 

Vous aviez entamé une histoire avec les danseurs brésiliens avec Agwa et Correria. Vous avez eu envie de la prolonger ?

Effectivement, nous avons eu envie de prolonger cette histoire. Même si ce n’est pas vraiment une histoire. C’est plutôt un conte de fée. Nous étions partis pour deux représentations, nous en avons donné plus de 400. Je ne voulais pas abandonner ces danseurs comme cela : c’était génial, salut. Il fallait imaginer autre chose.

 

Autre chose avec d’autres chorégraphes.

Oui parce que j’étais en pleine création avec Yo Gee Ti. Cela n’était pas jouable pour moi. Je ne pouvais pas être en France et à Rio. J’ai trouvé une façon de détourner les choses. J’ai pensé à inviter d’autres chorégraphes qui proposent chacun une petite forme de quinze minutes à ces danseurs. Et moi, j’étais le fil rouge. Le but n’était pas de montrer un zapping mais un seul et même spectacle. J’ai veillé à ce qu’il y ait une logique dans la succession de tableaux, à ce qu’un chorégraphe se fonde vers un autre.

 

Pourtant ces chorégraphes sont tous différents.

Oui et c’était le but afin d’obtenir un voyage avec ces onze danseurs.

 

Vous avez choisi un chorégraphe brésilien.

Oui, c’était intéressant parce que ces artistes ont un rapport au rythme, au mouvement qui est complètement différent. Dans ce spectacle, on peut être très surpris, voire dérouté. Mais c’est l’objectif.

 

Est-ce que le Brésil est un pays que vous aimez tout particulièrement ?

C’est un pays que je commence à aimer. Le Brésil est très grand, très peuplé. Au début j’avais un peu de mal. Mais j’ai été touché par ces danseurs qui ont la même histoire que moi. Ils sont autodidactes et ont trouvé dans la danse un moyen de s’exprimer. J’ai revécu tout cela avec eux. Aujourd’hui, ce sont des danseurs professionnels qui me touchent par leur générosité, leur puissance, par leur vision de la vie.

 

Est-ce que cette aventure avec ces danseurs brésiliens va à nouveau se poursuivre ?

Je l’espère. Nous parlons d’une suite. Pour quand ? Je ne sais pas du tout.

 

 

  • Mercredi 13 novembre à 20 heures au théâtre de La Foudre à Petit-Quevilly.
    Tarifs : 13 €, 9 €. Réservation au 02 35 03 29 78 ou sur www.scenationale.fr