Dans le travail artistique de Christophe Ronel, il est impossible de dissocier peinture et voyage. Samedi 11 juin, à la librairie Le Rêve de l’escalier à Rouen, le peintre dédicace son carnet de voyage De San Francisco à San Francisco.

 

ronelcarnetvoyagefranciscoLe carnet de voyage de Christophe Ronel, De San Francisco à San Francisco, est à parcourir comme un album de photos souvenirs. C’est une pause au pied d’un gratte-ciel ou devant un bazar, une traversée des quartiers chinois ou mexicains, une rêverie sur les rivages du Colorado, une rencontre inattendue entre un motard, un skater et deux handicapés en fauteuil roulant sur une même route. C’est aussi une explosion de couleurs, une association d’architectures, un brassage de populations.

 

Ce joli livre, que le peintre dédicace samedi 11 juin à la librairie Le Rêve de l’escalier, mêle diverses émotions et sensations, des images instantanées et des souvenirs rapportés de la côte ouest des Etats-Unis durant l’été 2015. De San Francisco à San Francisco n’est pas le premier carnet de voyage de Christophe Ronel (seulement le premier qu’il publie). Le peintre en conserve de nombreux dans son atelier.

 

« La plus épuisante« 

Pour Christophe Ronel, un carnet de voyage se remplit « sans but absolu. Ce que l’on dessine ne va peut-être jamais servir. Cela restera juste une notion. Néanmoins, il est important d’être confronté à une situation de dessin pour réaliser une chose en quelques traits, pour fixer un moment ». Cela reste un exercice difficile. « J’ai toujours une petite appréhension. Avec le carnet, on n’est pas dans l’ordre su savoir faire. On ne peut pas arriver avec une écriture graphique. Il y a une écriture à chaque voyage ». Cela demande aussi beaucoup d’énergie. « C’est certainement la plus épuisante parce que dessiner, c’est choisir. Un dessin est une réduction qui concentre des émotions, des organisations. Et ce n’est pas évident ».

 

Le voyage fait partie de l’œuvre de Christophe Ronel. « C’est toujours un point de départ ». Il a parcouru le Maghreb, l’Afrique noire, l’Asie… « Je ne fais pas une collecte de pays. Je suis curieux de nature et je vais chercher ma matière ». Il y a bien évidemment les ambiances, les couleurs. « Chaque pays a sa palette, une organisation spéciale de l’espace. On est à l’intérieur d’une culture, d’un lieu avec les bruits, les odeurs… On entre comme dans une sorte de livre. Les premiers jours, on est toujours dans la surprise. C’est la grande confusion. Après on entre dans la sensation de normalité. On se débarrasse de nos repères d’Occidentaux ».

 

A chaque voyage, il y a aussi les rencontres avec les autres et avec soi-même. « On s’échappe de ses murs. C’est un exercice de réflexion. Que va-t-on chercher de nouveau ? ». Pour Christophe Ronel, grand lecteur, le voyage s’effectue aussi dans les livres, en peinture. « C’est un vrai voyage. Cela reste quelque chose de moteur. Mais, il faut réenchanter ce voyage. Quand je peins, je peux être complètement parti. Je m’installe dans un espace, au fond de la jungle ou dans une cité lacustre. C’est un truc assez magique ».

 

La Route du livre à Rouen

  • Stéphane Créty et Julien Hugonnard-Bert à Lumière d’août (7, rue de l’École)
  • Hardoc à Funambules (55, rue Jeanne d’Arc)
  • Emmanuel Lemaire et Kris au Grand Nulle Part (102, rue du Général-Leclerc)
  • Sébastien Vastra à l’Armitière (66, rue Jeanne d’Arc)
  • Alain Penzes au Lotus (49, rue d’Amiens)
  • Arnaud Nebbache et Denys Moreau aux Mondes magiques (98, rue Beauvoisine)
  • Rouenzine et Chacal Prod à Théo/Phil (72, rue Beauvoisine)
  • Steve Baker et Marialexie au Bazar du Bizarre (38, rue aux ours)
  • Alexandre Gaillard et Olivier Petit aux Editions Petit à Petit (53, rue Cauchoise)
  • Céka, Audrey Levitre, Grégory Mahieux et Gaëlle Levallet à l’atelier Terre et feu (39, rue du Bac)
  • Pecqueur, Quet, Emem et Duval au Café dessiné (31, rue Damiette)
  • Ronel et Jean-Marie Minguez au Rêve de l’escalier (14, rue Cauchoise)
  • Hugues Barthe à la bibliothèque Parment (espace du palais)
  • Jean-François Lepage et Raphaël Stopin au centre photographique (15, rue de la Chaîne)

 

Entrée libre

 

 

Les expositions de Christophe Ronel

  • Dans l’aube de nouveaux rivages, jusqu’au 23 juillet à la galerie Baudet, 121, avenue Foch au Havre. (jeudi et vendredi de 14 heures à 19h30, samedi de 9h30 à 12h30 et de 14 heures à 19h30)
  • Du 16 juin au 7 juillet à la galerie Legrand, 49, rue de Seine à Paris. (du mardi au vendredi de 14 heures à 19 heures, samedi de 11 heures à 13 heures et de 14 heures à 19 heures)
  • Périples de folie douce du 2 juillet au 11 septembre à l’abbaye de Montivilliers. (Du lundi au vendredi de 10 heures à 18 heures, les samedis et dimanches de 14 heures à 18 heures)