La soprano Mathilde Étienne revient sur la naissance du romantisme à travers les écrits de Madame de Staël avec la harpiste Nanja Breedjik. C’est lundi 26 février à la salle des fêtes de Saint-Aubin-sur-Scie avec l’Académie Bach.

Elle reste une figure importante. Madame de Staël (1766-1817) a incontestablement marqué son époque par ses romans, ses essais et aussi par ses prises de position. Elle a été jusqu’à fâcher quelques bien-pensants et contrarié le pouvoir en place. « Elle défendait des idées novatrices, rappelle Mathilde Etienne. Elle a questionné la place des femmes dans la société, montré son opposition à Napoléon Ier, à l’impérialisme, à la dictature. Madame de Staël connaissait bien le système politique européen, notamment la démocratie anglaise ». Ce qui lui a valu de passer une grande partie de sa vie en exil. Une belle opportunité pour cette dame, confrontée aux multiples cultures européennes. « Elle était très curieuse. Cela rend le personnage très intéressant ». Sur sa route, Madame de Staël a rencontré de nombreux artistes engagés. « Tous échangeaient beaucoup sur ce monde en pleine mutation. Ils observaient et s’enthousiasmaient de ces changements »

Mathilde Étienne, comédienne et soprano, dresse lundi 26 février à Saint-Aubin-sur-Scie avec l’Académie Bach un portrait de cette femme, éprise de liberté, féministe, qui a revendiqué un droit au bonheur et importé le mouvement romantique en France avec son ami, Châteaubriand. Un portrait dessiné dans ce nouveau programme, Naissance du romantisme en France, autour de Madame de Staël, à travers ses différents textes et les musiques de cette période de Spontini, Paër, Crescentini, Naderman, Fox, Choron, Schubert, Rossini, Cherubini interprétées par la harpiste Nanja Breedijk. Ce sont différentes œuvres comme des éléments de puzzle qui traduisent la personnalité plurielle de Madame de Staël.

  • Lundi 26 février à 19 heures à la salle des fêtes de Saint-Aubin-sur-Scie. Tarif : 30 € (repas inclus). Réservation sur www.academie-bach.fr