Dans Moi Sarah B, Bruno Bayeux raconte en toute liberté et avec humour la vie de Sarah Bernhardt, la célèbre Divine. C’est à voir du lundi 6 au mardi 14 août à l’orangerie du jardin des plantes à Rouen.

Des comédiens l’ont influencé. Des actrices l’ont ébloui. Tant et si bien qu’il avait envie de se « blottir dans leurs bras » quand il les voyait à la télévision. Jacqueline Maillan, Catherine Deneuve… font partie de ses « mamans de théâtre » qui lui ont donné envie de jouer. Bruno Bayeux porte aussi une admiration à Sarah Bernhardt. Avec Damien Gabriac, il retrace la vie de la célèbre femme surnommée La Divine ou La Scandaleuse dans Moi Sarah B, joué du 6 au 14 août à l’orangerie du jardin des plantes à Rouen.

Fille d’une courtisane de luxe, Sarah Bernhardt (1844-1923) a suivi des cours au conservatoire d’art dramatique de Paris avant d’intégrer la Comédie-Française, puis le théâtre de l’Odéon où elle a excellé dans Ruy Blas de Victor Hugo. Sarah Bernhardt n’a pas seulement été comédienne, sculptrice, peintre, autrice ou directrice de théâtre, cette forte personnalité, connue dans le monde entier, a surtout bousculé les idées et les mœurs de son époque. « Elle n’était pas faite pour le monde dans lequel elle vivait. Elle n’a cessé de se révolter pendant toute sa vie. Elle a affronté tout le monde », rappelle Bruno Bayeux. Sarah Bernhardt n’a d’ailleurs pas hésité à distribuer quelques gifles pour montrer ses désaccords. Une première à une religieuse dans le couvent où elle séjournait. Une deuxième à une sociétaire de la Comédie-Française. Femme engagée, elle a transformé l’Odéon en un hôpital militaire et a joué les infirmières. « C’est elle aussi qui a dit à Émile Zola d’écrire J’accuse », un article paru dans L’Aurore en janvier 1898 pendant l’affaire Dreyfus. Bruno Bayeux et Damien Gabriac se sont penché sur cette « vie extraordinaire », sur des épisodes marquants. « A travers ce parcours, on découvre une personne drôle avec un franc-parler. Le rire est alors évident », remarque l’auteur.

Moi Sarah B, coup de cœur du festival Rire en Seine 2018, est une succession de récits humoristiques que raconte Bruno Bayeux à travers une série de personnages et en présence de… Sarah Berrnhardt. Dans ce spectacle mis en lumière par Antoine Delestre, il se retrouve seul sur scène après la magnifique aventure de Henry IV et Richard III avec la Piccola Familia. Ce n’est pas une première pour le comédien rouennais. Il a déjà porté avec beaucoup de talent un texte en solo, notamment dans Loretta Strong de Copi ou L’Exquisité de mon cadavre d’Adeline A. Amrane. « J’aime bien être seul sur scène mais on ne peut pas partager le trac ».

  • Du lundi 6 au mardi 14 août, tous les jours, sauf jeudi 9 août, à 21 heures à l’orangerie du jardin des plantes à Rouen. Tarifs : 12 €, 7 €. Réservations au 02 32 08 13 90 ou à culture@rouen.fr