Dans ce spectacle, Les Vivants et les morts, il y a un texte et des chansons pour raconter la violence que vivent un jeune couple et un groupe d’ouvriers, tous salariés d’une grande entreprise. Gérard Mordillat a adapté son roman pour la scène. C’est à voir jeudi 17 février à la scène nationale de Dieppe.
« On a voté la guerre ». Quand ce groupe de salariés entame son combat pour sauver l’entreprise et ses emplois, il croit fermement en des valeurs, en les vertus d’une lutte collective. Puis, avec le temps, le silence et la fatigue, les convictions s’effritent et le doute s’installe. Certains vont payer le prix d’une révolte légitime. L’économie, la loi du marché ont inévitablement des incidences sur la vie intime et détruit la dignité des personnes parce que « les larmes restent à l’intérieur ». C’est le propos de Gérard Mordillat dans Les Vivants et les morts, un spectacle théâtral et musical adapté de son roman éponyme.
Dallas et Rudi forment un jeune couple. Ils ont un fils, Kevin. Tous deux sont installés dans l’est de la France et travaillent dans l’usine, la Kos. Comme beaucoup d’habitants de la ville. Le groupe, propriétaire de l’entreprise, a décidé de restructurer. Ce qui signifie licencier une partie du personnel. Pour certains, attachés à leur travail et à un travail bien fait, il n’y a pas d’autres choix que lancer une grève et de refuser tout départ. Pour d’autres, il est nécessaire d’accepter un compromis. Les négociations sont âpres et les actes se radicalisent pour faire « trembler les actionnaires ». Entre Dallas et Rudi, les relations vont se tendre.
Sur scène, Gérard Mordillat ancre sa troupe de comédiens et comédiennes, marqués physiquement par le travail, dans un réel sombre. Les chansons, écrites par François Morel dont on reconnaît le style et mises en musique par Hugues Tabar-Nouval, racontent les tourments intérieurs, les secrets et les colères. Dans ce théâtre musical, parfois proche du cinéma, il y a beaucoup de passion, de joie, de vie et de tristesse.
- Lire l’interview de Gérard Mordillat, réalisée avant la première au Tangram à Évreux.
Infos pratiques
- Jeudi 17 février à 20 heures à la scène nationale de Dieppe
- Durée : 1h40
- Tarifs : de 23 à 10 €
- Réservation au 02 35 82 04 43 ou sur www.dsn.asso.fr
- photo : François Catonné
- Pour gagner des places, écrivez à Muriel.relikto@gmail.com
