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Concert au Havre : Iphaze au Tetris

par | 14 janvier 2016 | A la une, Concert

Riphaze-1024x480L’année 2016 commence vendredi 15 janvier au Tetris au Havre avec l’association Music Makes Me Dance. Une soirée qui va se prolonger jusqu’à 4 heures du matin pour un Beat Them All electro avec quatre groupes dont Iphaze. Le duo machines-batterie fait partie des groupes les plus originaux par sa formation et aussi par l’énergie, le son hybride, l’engagement, l’univers cinématographique, les couleurs musicales différentes à chaque album. Sans oublier les concerts qui sont de véritables show de lumières et d’images. Entretien avec Toch, le fondateur d’Iphaze.

 

Iphaze a 8 ans. Comment a évolué votre rapport aux machines ?

A l’origine, Iphaze était un solo. J’ai composé tout seul le premier album, Insight. Par la suite, j’ai cherché un bassiste pour détacher les rythmes et amplifier l’énergie. Finalement, j’ai trouvé un batteur. A deux, Iphaze fonctionne très bien.

 

La batterie est-elle alors arrivée par hasard ?

Oui, ce fut presque un hasard. Je voulais créer une synchronisation pour obtenir un autre son. Par ailleurs, j’avais envie de sortir du carcan des djs. Dans leur set, il ne se passe pas grand-chose. Une batterie apporte une autre énergie. Nous avons aussi bouleversé la configuration scénique. Nous sommes face à face. Donc le public nous voit de profil. Ce qui change le statut des machines.

 

Quelle place donnez-vous à l’image ?

Aujourd’hui, l’image est le troisième instrument. Elle est indispensable au projet. On peut dire qu’Iphaze est un trio. Il y a une telle interaction que l’image prend le dessus sur ce que je joue. S’il n’y avait pas l’image, Iphaze n’aurait plus de sens. Elle permet de véhiculer les messages que nous souhaitons faire passer.

 

Pourquoi cet engagement est essentiel ?

Il est en effet essentiel. C’est l’essence même du projet. Les messages délivrés viennent apporter une pierre à l’édifice, ouvrir les esprits… Cependant le fait d’être sur scène est une forme d’engagement. Nous apportons ce que nous sommes et tout projet artistique a ses propres valeurs. Avec Iphaze, nous voulons aller plus loin dans la transmission de messages. Auparavant, nous y allions de manière assez franche. Désormais, nous préférons une façon moins frontale, moins brutale mais plus métaphorique.

 

 

 

Est-ce que l’image est à l’origine des titres d’Iphaze ?

Oui mais un son, un fait divers vu dans les médias peut être aussi à l’origine des compositions.

 

Vous avez développé un style pour chaque album. Pourquoi ?

Le projet est né dans le studio. Nous sommes allés sur scène après. Lors des concerts, nous nous sommes aperçus qu’il y avait une demande de dub de la part du public. D’autre part, nous évoluons avec les époques. Le dernier album, Burst, est davantage neurofunk, une variété de drum and bass.

 

Vous avez parlé d’énergie dans le projet. Cherchez-vous aussi les vibrations ?

Les vibrations sont essentielles. Nous essayons d’aller chercher les ressentis tout au fond du corps. Nous effectuons des réglages très précis ou pour faire vibrer les pantalons, ou pour taper l’estomac… Aujourd’hui, nous maîtrisons ces vibrations. Mais c’est le fruit de longues recherches.

 

  • Vendredi 15 janvier à 22 heures au Tetris au Havre. Tarifs : de 15 à 10 €. Réservation au 02 35 19 00 38 ou sur www.letetris.fr
  • Une soirée avec Bro’Step, Darkvibe, Citizen Kain, Scarfinger

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