Durant l’exposition Chaleur et obsession qu’elle partage avec Jean-Marc Lange, le sculptrice Jacqueline Georges Deyme présente jusqu’au 26 juin une rétrospective de ses œuvres au centre d’art contemporain de la Matmut à Saint-Pierre-de-Varengeville.

 

photo Arnaud Bertereau

photo Arnaud Bertereau

C’est une femme pétillante, pleine d’humour et de fantaisie. Elle a toujours voulu être libre et indépendante. « C’est une question de nature ». Cet élan, Jacqueline Georges Deyme l’a acquis lors de son enfance au sein d’une famille de diplomates. « Nous avons toujours beaucoup voyagé. J’ai habité en Indochine, en Algérie… Dans ces pays, j’ai vécu des moments forts. Cela m’a donné de la force pour mener cette bataille de la vie ».

 

Cette vie, c’est « le travail. J’existe à travers mon métier. Nous existons tous à travers ce que nous faisons ». Jacqueline Georges Deyme qui expose Chaleur et obsession jusqu’au 26 juin au centre d’art contemporain à Saint-Pierre-de-Varengeville a commencé par le dessin. « J’ai ensuite suivi des cours de modelage avec Joseph Rivière qui a décelé quelques petites choses ». Depuis, l’obsession, c’est la sculpture. « Je consacre ma vie à la sculpture ». La chaleur, c’est celle « des sentiments ».

 

Lors de cette bataille, l’artiste qui a reçu le Prix de Rome en 1963 se confronte à la matière. « La dominer provoque une satisfaction sensuelle. Je fais ce que je veux avec. Je suis peut-être un peu manipulatrice… Avec la matière, on forme et elle exprime. J’aime le travail de Magritte. Pour lui, l’individu compte davantage que l’univers lui-même. La présence est importante parce qu’il y a l’humain. Je suis comme une romancière ».

 

Dans les histoires de Jacqueline Georges Deyme, il y a un éléphant, animal récurrent et mythique qui prend des allures d’être humain. « C’est fantasmé ». L’éléphant apparaît dans une végétation luxuriant et dans un rapport amoureux avec la femme. L’exposition Chaleur et obsession, avec des bronzes et des terres cuites, présente différentes périodes de Jacqueline Georges Deyme. « Elle me stimule. Je me rends compte que tout n’est pas dit. Il y a encore du travail à effectuer ».

 

  • Jusqu’au 26 juin, du mercredi au dimanche de 13 heures à 19 heures, sauf les jours fériés, au centre d’art contemporain à Saint-Pierre-de-Varengeville. Entrée libre. Renseignements au 02 35 05 61 73.
  • Visites commentées les dimanches 5 et 19 juin