Formés en 2017, The Islas a vite conquis avec un premier EP, A Génération to forget. La suite s’écrit pour les quatre garçons de Norwich avec un nouveau single, Back of the neck. The Islas, c’est un rock indé mélodieux et frais. Ils sont vendredi 22 novembre au 3 Pièces à Rouen avec Europe and Co et le festival This is England. C’est leur premier concert en France. Entretien avec Nathan Bavenstock, chant et guitare. 

Savez-vous pourquoi la musique est devenue votre moyen d’expression ?

Depuis longtemps, la musique est un outil pour tous ceux qui ont envie de faire entendre leur voix et de partager des émotions. Je me souviens avoir écouté des artistes comme The Beautiful South, Style Council, The Smiths et The Cure et ressentir toutes les émotions contenues dans les chansons. J’ai toujours adoré cela et voulu l’explorer. Composer de la musique fera toujours partie de moi et me permettra d’exprimer des pensées et des sentiments. C’est grâce à tous ces groupes que j’ai pu écouter de mon enfance jusqu’à aujourd’hui.

Quelle est l’histoire de The Islas ?

J’ai rencontré Ross (Allen, guitariste, ndlr) en 2013 à l’école de musique de Norwich. Nous avions des idées différentes sur la musique mais Ross était le musicien idéal pour travailler sur mes chansons. Il a un très bon sens de la mélodie. Nous avons déjà joué ensemble pendant quelques années dans un précédent groupe. Ed (Chalu, ndlr) nous a rejoints. C’est la première fois que je joue avec un batteur aussi engagé. Granger (Wittering, basse, ndlr) est arrivé ensuite. Et nous sommes devenus The Islas.

Quel est votre point commun ?

Nous portons tous un amour inconditionnel pour la musique indé. Je dirais que des groupes tels que Arctic Monkeys, Strokes, Vaccines, Catfish et The Bottlemen nous ont donné pas mal de raisons d’avoir envie de monter un groupe.

Monter un groupe avec quel son ?

Je pense que nous n’avons pas vraiment pensé au son que vous voulions. J’avais écrit quelques chansons sur une vieille guitare acoustique et je les ai joué aux garçons. Ross a été le musicien le plus capable de dire sur ce que devra être notre son. C’est lui, le compositeur de mélodies. Une fois qu’il a une idée, tout suit. Je pense que les sons de guitares sont très similaires à ceux des Kings of Leon et Young The Giant.

Est-ce difficile pour un jeune groupe de trouver un son ?

Oui, au début. Plus nous jouions ensemble, plus on se retrouvait sur les mêmes longueurs d’ondes. C’est maintenant devenu une seconde nature de s’échanger des idées. Il nous arrive d’être en accord et aussi en désaccord; mais le plus important est de partager ce plaisir d’être ensemble et de jouer ensemble. Les quatre sons que nous produisons font The Islas.

Dans les chansons, vous parlez de peur mais aussi d’amour et de bonheur. Pourquoi ces sujets ?

Je n’ai jamais aimé les groupes qui n’avaient pas une profondeur poétique. J’entends encore des groupes dire que leurs textes peuvent parler d’un thème mais qu’il n’y a pas de suite logique lorsque on les lit ligne après ligne. Ils se servent juste de phrases qui riment dans leur chanson et qu’ils doivent écrire en moins de dix minutes. Ce que je méprise vraiment. Comme chaque mesure de musique est importante, chaque mot l’est aussi. J’ai adoré The Crookes, un groupe de dance-jangly-indie-pop. Daniel Hopewell était leur guitariste et leur parolier. Quand nous étions plus jeunes, un ami et moi restions dans ma chambre à réciter les textes de Daniel qui sont magnifiques. Cela a beaucoup compté pour nous. Il a écrit les plus belles chansons d’amour. Quand j’écris, j’y pense toujours.

Comment travaillez-vous tous les quatre ?

J’écris une grille d’accords et un texte. Ross ajoute une mélodie et nous jouons tous les quatre. Après on enregistre les premiers jets des titres, on prend quelques jours, on réfléchit, on y revient et on a la chanson !

Quelle est le futur de The Islas ?

C’est difficile à dire. Nous travaillons très dur pour nous faire un nom. Venir jouer en France pour la première fois est tellement génial. Nous espérons devenir un groupe reconnu dans notre ville, composer plus de musiques, donner plus de concerts, faire en sorte qu’il y ait plus de The Islas en 2020 !

Infos pratiques

  • Vendredi 22 novembre à 21 heures au 3 Pièces à Rouen.
  • Première partie : Supernova
  • Tarifs : 7 €, 5 €.