Le personnage est reconnaissable entre mille autres. La compagnie C’Koi ce cirk souhaite le faire découvrir à tous ceux qui n’ont pas grandi avec lui. Charlot, célèbre personnage imaginé par Charlie Chaplin, est raconté dans un spectacle poétique, Chapeau, Charlot, joué mardi 9 janvier au Drakkar à Neuville-lès-Dieppe, en ouverture du Mois de la Comédie.

Ludovic Harel n’a pas oublié Charlot. « Je me souviens très bien de ce personnage que je voyais à l’écran et qui amène le rire à tous », confie le metteur en scène de la compagnie C’Koi ce cirk. Charlot, c’est une démarche, un sourire, un pantalon trop long, un chapeau melon, des souliers trop grands, une canne et de la poésie, des facéties… « J’ai tout d’abord été attrapé par le muet. J’ai un rapport particulier par ce langage, par l’énergie qui se dégage. Chaplin réalise des prouesses magiques. Son génie du mime est incroyable. Le personnage de Charlot m’a toujours suivi. A l’adolescence, il m’a intrigué et il m’intrigue encore. C’est ce qui m’a décidé à écrire ce spectacle. Je suis allé voir un film avec Charlot un soir en plein air. J’avais un enfant dans les bras. Il était tard et elle ne s’est pas endormie. Je me suis demandé : quel est le lien entre le personnage de Charlot et l’innocence que j’avais dans les bras. J’ai voulu évoquer ce qu’il représente pour nous ». Charlot, c’est aussi un regard sur la société, sur le monde, une dénonciation de la loi du plus fort et surtout un insatiable appétit de vivre.

Sur un plateau de tournage

Présenté mardi 9 janvier au Drakkar à Neuville-lès-Dieppe, Chapeau, Charlot est un hommage. Sur scène, pas de Charlot mais une évocation à travers ses vêtements et des objets du quotidien. « Charlot est nulle part et il est partout. Lors du travail de résidence, nous ne voulions pas porter le costume mais travailler à côté de lui. Toute la difficulté a été de rendre vivant le personnage. Le jeu s’est inventé au fur et à mesure, un peu par hasard ».

Dans Chapeau Charlot, la scène devient un plateau de tournage d’un film en noir et blanc. Trois comédiens inventent un théâtre d’objet. Comme Charlie Chaplin a pu le faire dans un grand nombre de ses films. Charlot est inoubliable avec une chaussure dans son assiette et la danse des petits pains. La quatrième création de la compagnie C’Koi ce cirk réunit deux comédiens qui doivent tourner un film et un machiniste qui arrive pour la préparation du décor. Comme dans les films de Charlie Chaplin, il y aura de la mélancolie, du burlesque, de la poésie, de l’absurde.

 

 

  • Mardi 9 janvier à 19 heures au Drakkar à Neuville-lès-Dieppe. Tarif : 5 €. Réservation au 02 35 82 04 43 ou sur www.dsn.asso.fr
  • Rencontre avec la compagnie C’Koi ce cira à l’issue du spectacle
  • Spectacle tout public à partir de 5 ans