Au programme de ce concert, il y a trois chefs-d’oeuvre. Dimanche 12 mars, quatre musiciens de l’orchestre de l’Opéra de Rouen Normandie interprètent des pièces musicales profondes de Beethoven, Janacek et Dvorak. Gagnez vos places en écrivant à relikto.contact@gmail.com

 

photo David Morganti

Pour ce concert, Teona Kharadze n’a pas choisi un chef-d’oeuvre mais trois. « Ce sont tous des monuments. Le plus souvent, on sélectionne une pièce majeure et on cherche des partitions qui se marient parfaitement à la première« , confie la violoniste de l’Opéra de Rouen Normandie. Au répertoire dimanche 12 mars au Théâtre des Arts à Rouen, il y a tout d’abord le Quatuor n°11 opus 95 de Beethoven. « Chaque quatuor à corde de Beethoven a compté parce qu’il a révolutionné cette forme musicale. Il y a tout dans ces quatuors. Pour moi, il n’y a rien au-dessus de ces partitions. On dit d’ailleurs qu’un musicien doit jouer au moins une fois dans sa vie chaque quatuor de Beethoven. Mais c’est un travail colossal. Dans l’opus 95, Beethoven met tout sa personnalité. Cette musique est d’un lyrisme incroyable« .

 

Autre partition et autre quatuor interprété par Teona Kharadze et Tristan Benveniste, violons, Patrick Dussart, alto, Anaël Rousseau, violoncelliste : le Quatuor n°1, sonate à Kreutzer de Janacek. « Là, on est dans la passion, les sentiments. Cette pièce musicale est un déchirement, un cri« , indique Teona Kharadze. Inspirée de la Sonate à Kreutzer, une nouvelle de Tolstoï, cette oeuvre est une succession de tableaux déroulant une histoire d’amour. « Dans  son quatuor, Janacek parvient à faire parler les émotions féminines. A la fin, je suis toujours très bouleversée. Pour ce programme, j’ai préféré commencer avec Beethoven, puis jouer Janacek. L’inverse est inimaginable pour moi. Je serai incapable d’interprèter la partition de Beethoven avec la précision qu’elle demande« , explique Teona Kharadze.

 

Dans la deuxième partie du concert, les quatre musiciens de l’orchestre de l’Opéra de Rouen sont rejoints par le pianiste Simon Lebens pour le Quintette opus 81 de Dvorak. « C’est toute l’Europe de l’est que l’on entend dans cette partition. Avec cette musique, on ne se pose pas trop de question. C’est évident et en même temps très beau« . C’est aussi un monument de la musique classique

 

  • Dimanche 12 mars à 16 heures au Théâtre des Arts à Rouen. Tarifs : de 21 à 10 €. Pour les étudiants : carte Culture. Réservation au 02 35 98 74 78 ou sur www.operaderouen.fr