photo Benoît Darcy

photo Benoît Darcy

 

Avant le 106 à Rouen, il y a eu L’Abordage à Evreux et donc Le Rock dans tous ses états qui fête cette années ses 30 ans. Jean-Christophe Aplincourt a non seulement porté le festival pendant douze éditions mais il a surtout contribué à son essor. Il a fait en sorte que cette manifestation devienne incontournable et rayonne sur un territoire de plus en plus large. Le Rock dans tous ses états où les artistes internationaux croisent les valeurs montantes du moment.

 

 

 

Qu’est-ce qui fait la longévité du Rock dans tous ses états ?

A l’époque, ces projets étaient imaginés comme des alternatives culturelles, contestataires d’un ordre ancien. Ils n’étaient pas créés pour durer. Mais, de fait, ils durent et c’est très bien qu’ils durent. Il y a peu de festivals qui ont cette longévité. Le Rock dans tous ses états est adossé à une salle. C’est ce qui lui donne une solidité, une assise.

 

Quelles sont les caractéristiques du festival ?

Le Rock dans tous ses états reste un festival pionnier. Il y a trente ans, peu de personnes se battaient pour avoir un festival. Cela restait plutôt une manifestation qui faisait frémir. Quand on est dans les premiers, on est original. Les festivals ont permis une transformation de notre rapport à la culture, à la musique, une plus grande appropriation de la musique. C’est une culture vivante partagée, une partition qui se joue avec de nombreux acteurs. La diversité peut s’installer. Aujourd’hui, on a changé d’échelle. Les festivals sont inscrits dans la mondialisation. Il faut les repenser.

 

Est-ce qu’un festival engendre beaucoup de stress ?

Il donne du souci, de l’angoisse. Ce n’est jamais gagné à l’avance. On risque gros sur peu de temps. Avec une salle, sur une saison, il est possible de faire des réglages.

 

Quels sont souvenirs avez-vous du Rock dans tous ses états ?

Seulement des bons souvenirs. Ce sont des instants très excitants où tout va très vite. Ce qui m’a guidé, c’est le fait de voir les festivals comme des moments de civilisation. J’ai regardé cela comme un philosophe, un sociologue. Que dit un festival de notre société ? C’est peut-être une célébration de paix, un moment de partage, la possibilité d’être ensemble. On crée une réalité alternative en se coupant de la compétition de la vie stressante.

 

La programmation

Vendredi 28 juin à partir de 17 heures

Scène A

  • 19h05 : Absynthe Minded
  • 20h35 : Band of Horses
  • 22h15 : Klaxons
  • 0h15 : The XX

Scène B :

  • 18h25 : Kadavar
  • 19h50 : BRNS
  • 21h25 : Dope D.O.D.
  • 23h15 : Woodkid
  • 1h25 : Carbon Airways

Gonzomobile

  • 17h45 : Colours in the street
  • 19 heures : Darko
  • 20h15 : Curtis Johnson Band
  • 21h30 : Lascaux
  • 22h45 : Burnie & son Batard
  • 0h15 : Bonaparte
  • 1h30 : Mr Magnetix

 

Samedi 29 juin à partir de 15 heures

Scène A

  • 16 heures : Dead Rock Machine
  • 17h20 : Poni Hoax
  • 18h40 : Aufgang
  • 20h10 : The Black Angels
  • 21h50 : Archive
  • 23h50 : Airbourne

Scène B

  • 16h40 : School Is Cool
  • 18 heures : Wave Machines
  • 19h25 : Jil Is Lucky
  • 21 heures : Stupeflip
  • 22h50 : Die Antwoord
  • 0h50 : Rone
  • 2 heures : Dirtyphonics

Gonzomobile

  • 15h45 : Balinger
  • 17h05 : Burnie & son Batard
  • 18h25 : Lascaux
  • 19h45 : Curtis Johnson Band
  • 21h05 : Darko
  • 22h30 : Christine
  • 23h50 : Le Catcheur, la Pute & le Dealer

 

A l’hippodrome de Navarre à Evreux.

Tarifs : de 60 à 50 € pour les deux jours, de 46 à 42 € pour une seule journée. Réservation lerock.org, digitick.com, fnac.com, ticknet.fr, avosbillets.com