Normandie impressionniste prend de nouvelles couleurs : changement de formats, de temporalité et d’équipe pour un festival qui doit avoir, selon la volonté des élus, un rayonnement international.

Normandie impressionniste fait désormais l’unanimité. Dans leur discours, les élus à la tête de la Région Normandie, de la Métropole Rouen Normandie, des départements de la Seine-Maritime et de l’Eure, des villes de Rouen, Caen et Le Havre étaient à l’unisson vendredi 22 septembre au MuMa, musée André-Malraux au Havre, non loin du tableau de Monet, Impression, soleil levant. Tous se sont associés pour porter ce festival qui doit devenir « une pépite pour l’attractivité de la région ». Pour cela, il fallait revoir la formule. L’édition précédente n’a pas eu le succès escompté (1,2 million de spectateurs en 2016 contre 1,7 million en 2013)

Des nouvelles éditions. Normandie impressionniste ne se déroulera plus tous les trois ans. Mais tous les deux ans avec, en alternance, un grand format et un petit format. Un grand format avec de grandes expositions et un petit format non pas avec des petites expositions, se défendent les élus, mais une édition intermédiaire pour valoriser les collections des musées. Le calendrier a été fixé : un petit format en 2018 et le grand en 2020. Fini également les manifestations en tout genre. Les collectivités ne souhaitent pas plus de 200 rendez-vous avec le label Normandie impressionniste (environ 450 en 2016). En revanche, elles veulent donner un caractère pluridisciplinaire et contemporain à l’événement. Quant au budget global, il atteint les 5,7 millions pour 2020.

Une nouvelle équipe. Outre un ou commissaire général(e) et un comité scientifique restreint. Normandie impressionniste a sa directrice. Selma Toprak-Denis est à la tête du GIP (groupement d’intérêt public) Normandie impressionniste depuis trois semaines. Elle était attachée culturelle auprès de l’ambassade de France au Canada pour mettre en place une politique de coopération. La Normandie, elle connaît. « Surtout dans la peinture ». Mais pas seulement. « Petite, je venais en vacances à Honfleur. En habitant Paris, j’ai aussi passé des week-ends à Fécamp et dans le pays de Caux. Je connais aussi la Normandie à travers la peinture ». Selma Toprak-Denis a été séduite par le nouveau projet de Normandie impressionniste, notamment « sa dimension pluridisciplinaire et le lien que l’on peut construire entre les oeuvres. On peut ainsi parler de réelle démarche artistique. J’ai beaucoup apprécié le fait que les projets viennent du terrain. Nous allons poursuivre dans ce sens ». Pas de thème encore pour la prochaine édition. « C’est l’objet d’un dialogue avec d’autres professionnels ».