Sur scène, Orange Blossom qui joue une musique métissée et deux bras géants articulés, imaginés par François Delarozière, qui dansent. Sharing, le projet du groupe nantais, est à l’affiche du Tangram à Évreux.

Il a un amour infini pour la musique. « Tout petit, j’ai manqué de l’amour de ma mère et de celui de mon père, absent. La musique a toujours rempli ce manque même si on m’interdisait d’en jouer. Alors, à 17 ans, j’ai décidé de partir de chez moi, du Mexique. J’ai vécu dans la rue. Puis je suis allé à Cuba, aux États-Unis, en Europe. Cette éducation, c’est de l’or. J’ai compris que je ne serai jamais un excellent batteur mais ce n’est pas grave. Le plus important est de travailler son instrument, d’être soi-même et sincère ». Carlos Rables Arenas n’a cessé de courir le monde pour s’enrichir de musiques et « aller à la rencontre de l’autre. Je vois des personnes qui sont comme moi. Ce sont de magnifiques expériences humaines ».

Carlos Rables Arenas ne compose jamais un album d’Orange Blossom sans une exploration, à la fois physique et sonore, d’un pays. Le quintet installé à Nantes associe les couleurs, les styles, les parfums pour créer des univers dansants ou planants. Avec Sharing, Orange Blossom propose un projet singulier, présenté jeudi 16 mai au Tangram à Évreux. Carlos Rables Arenas a parcouru à nouveau l’Égypte, le Mali, le Sénégal et Cuba pour écrire les chansons évoquant le soleil et le rêve. Il a aussi voulu une autre rencontre. « J’avais envie de travailler avec une personne complètement différente de moi, de toucher quelque chose de contemporain, de beau, de vivant, de transformer la scène pour les concerts. Je suis allé tout naturellement vers François Delarozière », l’homme des Machines de l’Île à Nantes. 

Sharing mêle ainsi la musique et la mécanique. « Nous sommes entourés de robots, de machines. Parfois, on en oublie leur côté humain. Les machines, ce sont comme des manèges. Et les manèges, c’est très beau, poétique. C’est une création de l’homme ». Sur scène, Orange Blossom ne sont plus seulement cinq mais sept. Les musiciens partagent l’espace avec ces deux longs bras d’acier porteurs de lumières, diffuseurs de neige, qui se déploient sur 7 mètres. Ils sont là, tels des personnages qui viennent jouer et dessiner des ambiances oniriques.

Infos pratiques

  • Jeudi 16 mai à 20h30 au Cadran à Évreux.
  • Tarifs : de 20 à 8 €. Pour les étudiants :  carte Culture.
  • Réservation au 02 32 29 63 32 ou sur www.letangram.com