La Rouennaise Juliette Tissot est de retour jeudi 19 novembre pour un premier roman campé en Inde. Elle présente à l’Armitière Indian Therapy.

 

JulietteTissotElle est la petite-fille de l’ancien maire de Rouen (Bernard Tissot de 1958 à 1968). Elle a été rouennaise jusqu’à la fac, après le lycée Corneille. Mais Juliette Tissot a ensuite quitté les frontières de la région pour poursuivre une carrière de journaliste. Ses pas – et quelques avions – l’ont menée en Asie. Et c’est d’ailleurs en Inde – à New Delhi – qu’elle a décidé de planter le décor de son premier roman, Indian therapy (Ed. Tensing).  Simplement parce que ce pays est fascinant : « tout est compliqué là-bas », explique Juliette, « surtout pour des Occidentaux… » Mais c’est aussi « le pays des possibles ».

 

Juliette Tissot a donc voulu montrer cette réalité déstabilisante et plutôt qu’en faire un recueil d’anecdotes authentiques mais disparates, elle en a fait un roman non autobiographique mais évidemment largement empreint de ses souvenirs. L’héroïne en est une Parisienne qui a suivi son mari à New Delhi où ledit mari est chargé par son entreprise française de l’implantation de supermarchés. Une tâche visiblement délicate dans un pays où les autochtones ne disent jamais Non. Car cela ne veut pas dire Oui…

 

« On avait croisé une vache bossue et forcément sacrée qui avait tenté de me renifler. Je souriais pour de bon, pour de vrai. Je me rends compte que ce souvenir est rangé dans un petit endroit de ma mémoire qui s’appelle bonheurs indiens. Ce sont mes premières gorgées de bière indiennes à moi. » Le plus difficile pour Sophie, ce sera de vivre dans cette cage dorée. Les expatriés mènent grand train dans un pays où la vie est bon marché mais ils en viennent immanquablement à vivre presqu’exclusivement entre eux. Tous ne sont en effet pas prêts à supporter sans encombre le choc des civilisations. Juliette Tissot a d’ailleurs choisi d’écrire son roman comme une suite de confessions à un psy, sans sombrer, ni dans les clichés, ni dans les outrances faciles… Car au fil du livre, ce pays qui ne se laisse pas apprivoiser apparaît dans sa véritable dimension. « Cela doit vous sembler bizarre après tout ce que je viens de vous raconter, mais voilà, l’Inde, c’est comme ma mère, il n’y a que moi qui ait le droit de la critiquer ».

 

H.D.

 

  • Jeudi 19 novembre à 18 heures à l’Armitière à Rouen. Entrée libre.