C’est le premier spectacle destiné aux enfants signé par le collectif du K. Simon Falguières met en scène une jolie version du Petit Poucet, en tournée dans le département de l’Eure.

« Ecrire en pensant pour les enfants, c’est difficile ». Pour ce premier spectacle jeune public du collectif du K, Simon Falguières s’est alors penché sur l’histoire du Petit Poucet. Pas par défaut. « Lors de la phase de recherche, ce vieux conte me revenait sans cesse en tête. Je me souvenais très bien de cette peur attirante que j’avais ressentie pendant la lecture. Je devais être au CP ». Une nouvelle fois, l’auteur et metteur en scène explore un thème qui lui est cher : la notion d’abandon, le combat contre une peur qui permet de grandir. Au bout du cauchemar, il y a toujours l’art comme une délivrance.

Poucet est le dernier d’une fratrie de 7 garçons nés dans une famille pauvre. Pour ne pas assister à la mort, à cause de la faim, de leurs enfants, les parents décident de les abandonner dans la forêt. Il faudra deux tentatives avant qu’ils y parviennent. Arrivés à la maison de l’ogre, les sept frères pourront s’échapper des griffes du géant grâce à la débrouillardise de Poucet.

Un théâtre d’objets et d’ombre

Le Petit Poucet du collectif du K est une adaptation de Simon Falguières. Deux comédiens, Juliette Didtsch et Louis de Villers, sont sur scène et jouent les parents. « Ils sont très aimants. Ils abandonnent leurs enfants par amour. La famille est pauvre. Cette pauvreté se retrouve aussi dans les mots. Pour moi, c’est une langue ». Ils se transforment également en ogres qui s’expriment, eux, avec une langue plus ciselée. Le couple raconte cette histoire terrifiante de Perrault comme s’ils rejouaient toutes les scènes. Tout se déroule sur, sous et autour d’une table, se construit à vue dans une ambiance très intime.

Le metteur en scène a imaginé un théâtre d’objets empreint d’une douce poésie. Poucet est une marionnette de chiffon, tel un doudou qui se manipule. Ses frères sont une sculpture de bois, comme la plupart des accessoires. La lumière crée un théâtre d’ombre en deux dimensions, un conte merveilleux en noir et blanc. La couleur apparaît quand revient l’espoir. Grâce à ce tout petit garçon qui grandit, s’épanouit au côté de l’ogre, une figure de l’art.

Les dates

  • Mardi 20 mars à 20 heures, mercredi 21 mars à 15 heures au Kubb à Evreux. Tarifs : de 10 à 4 €. Réservation au 02 32 29 63 32 ou sur www.letangram.com
  • Samedi 24 mars à 16 heures à l’espace Philippe-Auguste à Vernon. Tarif : 6 €. Réservation au 02 32 64 53 16 ou sur www.espacephilippe-auguste.fr
  • Mardi 3 avril à 19 heures à L’Éclat à Pont-Audemer. Tarifs : 6 €, 4 €. Réservation au 02 32 41 81 31 et sur http://eclat.ville-pont-audemer.fr
  • Samedi 7 avril à 20 heures à la salle de spectacles du pays de Conches à Conches-en-Ouches. Tarifs : de 9 à 4 €. Réservation au 02 32 30 26 44 ou sur www.conches-en-ouches.fr
  • Vendredi 13 avril à 20h30 à la salle des fêtes à Gisors. Tarifs : 16 €, 11 €. Réservation au 02 32 27 60 90.
  • Mercredi 18 avril à 15 heures au théâtre de L’Arsenal à Val-de-Reuil. Tarif : 5 €. Réservation au 02 32 40 70 40 ou sur www.theatredelarsenal.fr