Rendez-vous sur un échiquier au Volcan au Havre. Après une résidence, la compagnie Dérézo crée une version libre du roman de Lewis Carroll, Through the looking-glass and what Alice found there. Alice, de l’autre côté est à découvrir du 5 au 7 novembre.

Chez la compagnie Dérézo, un fil se tisse de créations en créations. Dans leur précédent spectacle, La Tempête de Shakespeare, il y avait une scénographie monumentale construite avec 12 000 livres. Dont De L’Autre Côté du miroir de Lewis Carroll en version bilingue. Charlie Windelschmidt s’en empare et découvre alors « un livre plus psychanalytique, plus politique et aussi plus inquiétant » qu’il ne l’avait imaginé. Le metteur en scène en écrira « une variation », Alice, de l’autre côté, présentée du 5 au 7 novembre au Volcan au Havre.

L’adaptation de la compagnie Détézo raconte le parcours initiatique d’une jeune femme de 19 ans et demi. Un âge qui n’est pas choisi par hasard. « C’est la post-adolescence. C’est aussi l’âge auquel la véritable Alice a découvert la version imprimée du roman de Lewis Carroll ». Cette Alice va se retrouver prise dans le rêve d’un inconnu. En passant de l’autre côté, la jeune femme arrive dans un EHPAD, croise six étranges figures quelque peu égocentriques qui sont les personnages phares du roman de Carroll, la reine rouge, le roi, le cavalier blanc, Gros Coco et les jumeaux.

À chacun et chacune, un rôle…

Comme Alice, les spectateurs et spectatrices passent de l’autre côté… Aller au théâtre, c’est accepter de pénétrer dans un autre monde, miroir de la société contemporaine. Là, chacun et chacune pourra devenir le roi, la reine, le pion, la tour, le fou ou même Alice. Tous suivront le chemin qu’emprunte la jeune femme pour devenir reine. Or un tel périple peut être semer d’embûches. « Être reine, c’est un combat. C’est avoir les outils pour construire sa propre liberté. Or la liberté est synonyme d’émancipation. C’est fatigant. Être libre, c’est avoir les outils pour réinterpréter le monde. À un moment où nous sommes plutôt aliénés à nos téléphones portables. Ce qui crée des inquiétudes ». Ces outils sont des héritages transmis par les générations précédentes.

Tout en franchissant le miroir, Alice trimbale avec elle ses peurs, ses névroses, ses illusions, ses espoirs et de multiples interrogations existentielles. « Elle cherche qui être mais pas ce qu’elle est. C’est une forme de quête sans but. Elle est là pour vivre un mystère mais pas pour résoudre une énigme. Elle doit assumer la vie comme étant un mystère ». Tout va se jouer sur un damier géant entre une armoire et une montagne noire géante.

Infos pratiques

  • Mardi 5 novembre à 20h30, mercredi 6 et jeudi 7 novembre à 19h30 au Volcan au Havre.
  • Spectacle tout public à partir de 12 ans.
  • Tarifs : de 18 à 5 €.
  • Réservation au 02 35 19 10 20 ou sur www.levolcan.com