Le festival de court métrage anglais, This is England, se poursuit jusqu’au samedi 7 novembre à l’Omnia à Rouen. Il accueille le réalisateur Alexander Thomas qui porte avec Beverley un regard sur l’Angleterre des années 1980.

 

beverleyBeverley, étonnante et magnifique Laya Lewis, est une adolescente métisse qui n’a peur de rien… Quand ses parents décident de s’installer dans un quartier blanc de Leicester, elle cherche en elle toutes les forces pour casser les discours racistes. Elle n’hésite à affronter son voisin, à provoquer les jeunes skinheads de son quartier. Jusqu’au jour où son frère, Carl, rentre à la maison le visage ensanglanté.

 

Pour tourner ce court métrage de 25 minutes, Beverley, présenté jeudi 5 novembre à l’Omnia à Rouen dans le cadre du festival This is England, Alexander Thomas s’est inspiré de la vie d’une femme, prénommée Beverley. « L’actrice et la vraie Beverley se ressemblent. C’est une personne qui a du caractère. Je dirais qu’elle est couillue ».

 

Dans ce film, entre fiction et documentaire, Alexander Thomas filme l’Angleterre des années 1980. « Je n’ai pas de souvenirs de cette période. J’avais un an. J’ai alors fait beaucoup de recherches. J’ai regardé des photos de l’époque. J’ai interviewé Beverley pendant de longues heures ». Cette Angleterre, c’est celle de Margaret Thatcher. « Elle était assez raciste. Les premiers ministres qui lui ont succédé ont mené la même politique. Pourtant, l’Angleterre est un pays d’accueil, multiculturel ».

 

Dans Beverley, Alexander Thomas montre peu la violence mais suggère avec subtilité, tout comme le racisme grandissant. « C’était une époque très violente. La société était clivée et la violence était présente dans les rues. Il y avait régulièrement des bagarres. Aujourd’hui, on ne peut constater des similitudes avec les années 1980. La violence est moins présente mais, comme dans la plupart des pays européens, le racisme et l’extrême droite ne cessent de gagner du terrain ».

 

Tourné en seulement six jours, Beverley est encore un court métrage. Alexander Thomas travaille désormais sur le long métrage afin de « développer l’histoire ».

 

 

 

  • Tous les soirs, jusqu’au 7 novembre à 20 heures à l’Omnia à Rouen. Tarifs : de 6,50 € à 4 €, 21 € le pass 5 séances et la soirée de clôture. Renseignements sur www.thisisengland-festival.com
  • Concert vendredi 6 novembre à 21 heures au Hipster Café à Rouen en partenariat avec Europe and Co. Tarif : 5 € sur présentation d’un ticket This is England. Réservation à europeandco@gmail.com

 

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