La 12e édition du festival A l’Est, du nouveau a été conçue comme un voyage dans les pays de l’Europe centrale et orientale. Dix jours, à Rouen, à Mont-Saint-Aignan et à Yvetot, qui commencent vendredi 3 mars et offrent une cinématographie singulière.

 

Dans un festival de cinéma, il y a toujours une sélection officielle. A l’Est, du nouveau ne déroge pas à cette règle. La 12e édition qui commence vendredi 3 mars présente huit films, pour la plupart, qui resteront inédits en France. Pour David Duponchel, directeur artistique, « une sélection n’est pas seulement une somme de films. Il faut trouver un équilibre. Comme pour une sculpture. C’est un long travail. J’ai vu de très beaux films très sombres mais on ne peut présenter uniquement ce genre. Il faut contrebalancer avec des productions légères. Par exemple, dans It is not the time of life, Szabolcs Haldu a tourné une histoire proche de sa vie. Il a d’ailleurs été récompensé au festival de Karlovy Vary. On parle beaucoup dans ce film. En opposition, Anishoara est moins bavard et présente des plans très travaillés ».

 

A l’Est, du nouveau se veut être un coup de projecteur sur un cinéma original. « Ce doit être une expérience de cinéma ». Huit films, c’est huit découvertes d’un langage, huit histoires pour évoquer l’espoir, des vies cabossées dans lesquelles les femmes tiennent souvent une place importante. Autre particularité : les films sont à la frontière très poreuse de la fiction et du documentaire.

 

Un regard vers le Pérou

Le festival, c’est aussi des rencontres avec des réalisateurs et des comédiens. Présent l’an passé, le Serbe Goran Radovanovic, auteur d’Enclave, revient pour une masterclass. Tout comme Zrinko Ogresta, réalisateur croate de On The Other Side. Pierre Filmon parlera de Vilmos Szigmond, grand chef opérateur hongrois. Cette année, A l’Est, du nouveau offre une carte blanche à Istvan Borbas, directeur de la photographie issu « de la vieille école. Il a commencé dans la publicité pour se diriger ensuite vers la fiction. Il a effectué un travail d’une grande exactitude », explique David Duponchel.

 

Une nouveauté : le festival fait un grand saut de puce au Pérou. Il y a quelques années, David Duponchel a créé au Pérou et en Argentine un même événement cinématographique. A l’Est dans le monde sera l’occasion de découvrir quatre longs métrages contemporains dont NN de Héctor Gálvez Campos sur les femmes à la rcherche de leur mari ou fils disparus lors de la guerre civile ou La Fille de la lagune d’Ernesto Cabellos Damián sur les problèmes écologiques.

 

  • Programme complet sur www.alest.org
  • Ouverture vendredi 3 mars à 20 heures à l’Omnia à Rouen avec la projection de Roues livres d’Attila Till (Hongrie)