Vladimir Škoda expose une vingtaine de sculptures jusqu’au 18 mai au musée Le Secq-des-Tournelles à Rouen, Le Temps des collections pour découvrir une œuvre d’un artiste qui a une démarche de physicien, d’astrophysicien.

 

Pluie sidérale de Vladimir Skoda, 2005 photo Massimo Lenzo

Pluie sidérale de Vladimir Skoda, 2005
photo Massimo Lenzo

Vladimir Škoda connaît le musée Le Secq-des-Tournelles de Rouen. Il l’a découvert dans les années 1980 lors d’échanges avec l’école des Beaux-Arts du Havre. Ses œuvres y ont trouvé tout naturellement une place au milieu des pièces historiques (enseignes, clés, serrures, bijoux…). Le point commun : il y a eu évidemment un combat avec la matière.

 

Vladimir Škoda, artiste né à Prague et arrivé en France en 1968, forge le fer et l’acier. Son passage dans l’atelier de César a été fondamental. Là, il vit avec les œuvres de Brancusi, Fontana, Tinguely… Vladimir Škoda travaille les formes géométriques, se concentre ensuite sur les sphères pour questionner la relation entre l’intérieur et l’extérieur de la matière. Plus tard, il introduit le mouvement. Il joue avec les échelles, avec l’infiniment petit et l’infiniment grand.

 

Lors de ce Temps des collections, Vladimir Škoda présente Pluie sidérale, tel un rideau pour symboliser la chute d’eau venue du ciel, le métal déposé sur la terre et travaillé par les hommes. Entropia Grande forme un immense tapis de milliers de billes, comme ces nombres incalculables de mondes dans le cosmos.

 

Dans son œuvre, l’ancien pensionnaire de la villa Medicis sonde les mystères de l’univers tout en interrogeant la sculpture.

 

  • Jusqu’au 18 mai, tous les jours, sauf le mardi et les jours fériés, de 14 heures à 18 heures, au musée Le-Secq-des-Tournelles, 2, rue Jacques-Villon, à Rouen.
  • Tarifs : 5 €, 4 €, gratuit pour les moins de 26 ans, les demandeurs d’emploi et pour tous les visiteurs chaque premier dimanche du mois. Renseignements au 02 35 71 71 88.