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“Le Bourgeois gentilhomme” au Havre : une célébration des arts

par | 24 mars 2015 | Théâtre

photo Pascal Victor

photo Pascal Victor

La troupe formée par Denis Podalydès reprend à partir de jeudi 26 mars au Volcan au Havre Le Bourgeois Gentilhomme, la comédie-ballet de Molière. Sur scène : des comédiens, des danseurs, des chanteurs, des musiciens habillés par Christian Lacroix. Parmi eux, il y a Pascal Rénéric, dans le rôle de M. Jourdain, qui a joue dans Petit Z et Z comme Zigzag de Bérangère Jeannelle, deux spectacles présentés cette saison au CDN de Haute-Normandie.

 

Le Bourgeois gentilhomme de Molière fait partie des pièces classiques. Quel plaisir avez-vous de jouer un tel texte ?

Ce texte-là est un chef-d’œuvre. Molière est très fort. Il a écrit de bons dialogues. C’est d’une précision et d’une concision incroyables. Molière peint le paradoxe de la société avec malice. La pièce fonctionne toute seule. Elle est à la fois une farce et un spectacle de cour. M. et Mme Jourdain forment un beau couple. Le public est identifié comme des nobles. Il y a donc un tas de révérences. Cela tisse un rapport particulier.

 

Avec cette pièce, Denis Podalydès a formé une véritable troupe.

Cette troupe est même devenue une famille. Le huitième bébé va arriver. Les musiciens sont des amateurs de bonne chère. Nous sommes aussi dans l’art culinaire. Dans cette pièce, tous les arts sont en fait mélangés. C’est l’aventure de la beauté.

 

Comment avez-vous appréhendé ce personnage de M. Jourdain qui a été maintes fois interprété ?

Il a en effet été joué plein de fois dans l’histoire du théâtre. Molière a d’ailleurs tenu ce rôle. M. Jourdain est un homme ébloui, naïf mais pas bête. Lorsque j’ai travaillé le rôle, je me demandais si le rire allait être bien à sa place. Denis est un comédien vistuose, il a apporté le rire de la grâce. Il a rajouté des tas de farces.

 

Quelles relations entretient M. Jourdain avec sa femme ?

Le couple se retrouve au troisième acte. C’est le nœud de la pièce. Il revient complètement fou après son apprentissage. Elle lui reproche de s’être fait avoir, piller. Entre eux, il y a un amour énorme. Ce sont des personnages libres, très beaux qui ont quelques engueulades. Elle est effrayée face à cet homme ruiné. Lui est dans un état de stupéfaction face à l’indicible qu’est l’art.

 

Comment Le texte de Molière résonne-t-il avec celui de Deleuze que vous jouez en ce moment ?

Les textes de Deleuze sont une aventure de l’esprit. J’ai hâte de voir, de me remettre à Molière après être passé par le prisme deleuzien. M. Jourdain invite un maître de philosophie pour savoir s’il n’est pas passé à côté de certaines choses, comme les arts, la philosophie… Il y a des points communs, comme la célébration des arts.

 

 

La pièce

Dans Le Bourgeois gentilhomme de Molière, M. Jourdain a une obsession : appartenir à la noblesse. Il va donc tout faire pour acquérir les bonnes manières, notamment suivre des cours particuliers. Il va apprendre la musique, la danse, la philosophie… Tout en faisant les yeux doux à une marquise qui n’hésite pas à se jouer de lui. M. Jourdain a un étonnement sans limite pour les arts et va réaliser son rêve pendant un court instant : réunir les arts.

 

  • Jeudi 26 mars à 19h30, vendredi 27 mars à 20h30, samedi 28 mars à 17 heures, dimanche 29 mars à 15 heures au Volcan Niemeyer au Havre. Tarifs : de 23 à 9 €. Réservation au 02 35 19 10 20 ou sur www.levolcan.com
  • Spectacle en audiodescription dimanche 29 mars.

 

 

 

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