Le Courtivore, festival consacré au court métrage, se poursuit mercredi 20 mai à l’Ariel à Mont-Saint-Aignan. Neuf nouveaux films sont à découvrir durant ce deuxième acte. Dans cette nouvelle sélection, le Courtivore présente Un Luchador dans le placard de Jean-Baptiste Lerosier.

 

photo1_Un_luchador_dans_le_placardDans son premier court métrage, Aime-moi vrai, Jean-Baptiste Lerosier a filmé avec tendresse une déclaration d’amour. Un moment d’autant plus délicat lorsqu’il se déroule sur le palier d’un immeuble sombre entre deux personnes vêtues ou grimées comme leur idole. Dans le troisième, Un Luchador dans le placard, le réalisateur saute plusieurs chapitres de l’histoire et raconte l’après-rupture.

 

Alex (Antoine Lesimple) ne se remet pas de sa séparation avec Camille. Habillé d’un gros peignoir, il veut déprimer tout seul dans son appartement. Il passe son temps à regarder des films musclés, à jouer sur sa console ou avec ses figurines, à écouter The Cure. C’est une vraie traversée du désert pour Alex. Ses copains tentent de lui changer les idées. Pour lui redonner le sourire, il faudra Chuck Norris qui, prévient-il, ne se déplacera pas pour rien. « Il est comme un mentor dans le film, comme un Jiminy Cricket. A part de là, Alex devra se bouger les fesses », commente Jean-Baptiste Lerosier.

 

Avec ce sujet, le réalisateur opte pour un traitement proche de la bande dessinée. « C’est mon univers. Nous avons vraiment soigné ce côté-là en choisissant des couleurs vives. Je ne voulais pas un film triste. J’avais envie que l’on se balade dans son imaginaire. C’est d’ailleurs ce qui va le sauver ».

 

 

Dans ses films, Jean-Baptiste Lerosier ne parle pas uniquement d’amour. Gros Poutous cosmiques, son deuxième court métrage, est un délire sur la fin du monde. Le prochain ? « Ce sera un film fantastique, plus ambitieux ».