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Théâtre : en pleine “Tempête” avec le collectif Dérézo

par | 3 novembre 2016 | Théâtre

De l’œuvre de Shakespeare, le collectif Dérézo en crée une adaptation joyeuse qui commence en extérieur. Il crée Tempête vendredi 4 et samedi 5 novembre au Volcan au Havre et joue mardi 8 novembre au Cadran à Evreux.

 

photo Benjamin Coffin

photo Benjamin Coffin

Tout commence à l’extérieur, devant le théâtre, autour d’une carcasse de bateau. C’est la tempête et tous les personnages vont échouer sur une île. La tempête, c’est une première métaphore, celle d’un tourbillon économique, social ou de tourments intérieurs. Et l’île ? Elle évoque le théâtre. « Cela reste encore une île. Pour aller au théâtre, un art toujours élitiste, il faut faire un réel voyage. Peut-être est-ce normal ? Mais il faut aujourd’hui casser les codes », explique Charlie Windelschmidt.

 

Pour le metteur en scène du collectif Dérézo, installé à Brest, il faut interroger notre époque. Il aime les formes spectaculaires, populaires, radicales pour bousculer les genres. Il donne une lecture féerique, magique et foraine de La Tempête de Shakespeare, une tragi-comédie jouée pour la première fois en 1611. « J’ai toujours voulu monter ce texte parce qu’il a une portée profonde. Il y a une impossibilité, une incompréhension d’être au monde ». Prospero est un magicien exilé avec sa fille Miranda depuis plusieurs années sur une île. Un jour, il décide de se venger des hommes qui l’ont chassé de son duché de Milan et qui lui ont tout fait perdre. Il va alors demander à Ariel, un esprit de l’air, de provoquer une tempête. Le bateau transportant Alonso, le roi de Naples, Sébastien, son frère, et Antonio, le frère de Prospero, fait naufrage sur la même île. Chacun pourra ainsi délivrer sa vérité à un endroit qui pourrait être le terreau d’un nouveau monde.

 

Tempête du collectif Dérézo, créé les 4 et 5 novembre au Volcan au Havre et joué le 8 novembre au Cadran à Evreux, est empreint d’un premier travail réalisé à Bali, des traditions indonésiennes. Charlie Windelschmidt mêle le mystique et le réel, « questionne l’étrange et l’étranger », la quête du pouvoir au milieu de milliers de livres.

 

 

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