Une danse pour fêter la jeunesse

par | 7 octobre 2020 | A la une, Danse

Héla Fattoumi et Éric Lamoureux se sont inspirés des singularités de douze danseuses et danseurs africains pour écrire Akzak, l’impatience d’une jeunesse reliée. Cette chorégraphie chorale est interprétée jeudi 8 octobre à la scène nationale de Dieppe et mardi 13 octobre au Cadran à Évreux avec Le Tangram.

Depuis trente ans, les deux chorégraphes, Héla Fattoumi et Éric Lamoureux tissent des liens entre   l’Europe et l’Afrique et écrivent des histoires originales avec chaque pays. À Ouagadougou au Burkina Faso, avec le centre de développement chorégraphique, la directrice et le directeur du centre chorégraphique national de Bourgogne Franche-Comté à Belfort ont mené des ateliers pour « travailler la danse au quotidien. Nous sommes davantage dans la transmission et l’échange ».

Au Maroc, « nous soutenons un chorégraphe, Taoufiq Izeddiou, dans son travail de créateur et d’organisateur du festival On marche. Nous avons vu des artistes évoluer, des talents s’étoffer. C’est difficile pour eux, encore plus pour les filles. La danse, ce sont des choix de vie ». Avec la Tunisie, « le lien est ininterrompu. Il existe un vrai milieu chorégraphique depuis trente ans ».

Tous forment un paysage d’humanité

Le Burkina Faso, le Maroc et la Tunisie… Trois pays d’où viennent les interprètes de Akzak, l’impatience d’une jeunesse reliée. Avec cette nouvelle production, le duo de chorégraphes a souhaité « permettre à de jeunes danseurs et danseuses de vivre une création dans un contexte de travail qu’ils vivent rarement dans les pays respectifs. Il y avait aussi la possibilité de les faire rencontrer ». 

Pas de casting pour Akzak mais « une recherche de personnalités qui nous ont touchés et créé un groupe de singularités. Toutes et tous forment un paysage d’humanité. Ils sont là avec leur jeunesse, leur force, leur histoire de la danse. Certains viennent de la danse traditionnelle. D’autres, du hip-hop. La plupart fabriquent des choses par eux-mêmes, font avec leurs limites et leur imaginaire. La technique est dans un engagement physique, un rythme, une présence… Il y a chez eux une évidence, une nécessité à danser », remarque Héla Fattoumi.

Les deux chorégraphes ont réuni douze danseuses et danseurs dans Akzak, une partition rythmique, écrite sur une musique du percussionniste, Xavier Desandre. Cette récente création met en valeur la danse de chaque interprète, fête la jeunesse, raconte une impatience lumineuse empreinte d’optimisme.

Infos pratiques

  • Jeudi 8 octobre à 20 heures à la scène nationale de Dieppe. Tarifs : 15 €, 10 €. Réservation au 02 35 82 04 43 ou sur www.dsn.asso.fr
  • Mardi 13 octobre à 20 heures au Cadran à Évreux. Tarifs : de 20 à 10 €. Pour les étudiants :  carte Culture. Réservation au 02 32 29 63 32 ou sur www.letangram.com
  • Durée : 1h10
  • photo : Laurent Philippe

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