A Fécamp lors de ce week-end prolongé, Les Musicales de Normandie termine dimanche 18 août cette étape avec La Petite Symphonie de Daniel Isoir qui a imaginé un programme instrumental et, pour la première fois, vocal.

 

La_Petite_SymphonieDepuis 2006, La Petite Symphonie revisite le répertoire symphonique du XVIIIe siècle. Et ce, sur des instruments anciens et avec une volonté de dialogue. C’est pour cette raison que la formation de Daniel Isoir, pianofortiste, est réduite à un instrumentiste par partie. Elle est certes un orchestre réduit mais sonne de manière réjouissante.

 

Pour les Musicales de Normandie qui se termine dimanche 18 août à Fécamp, La Petite Symphonie propose un programme instrumental et vocal. Une première pour cette formation qui élargit ainsi son répertoire. « Le chant, c’est magique. La voix reste un instrument magnifique qui touche directement et profondément », confie Daniel Isoir.

 

La Petite Symphonie accompagne ainsi Jenny Daviet, soprano de la Compagnie de l’Opéra de Rouen/Haute-Normandie qui interprétera la cantate Qual Dubbio Ormai de Haydn, une pièce écrite pour le retour d’Esterhazy. « Dans cette pièce de jeunesse, Haydn est plein de verve et d’enthousiasme ».

A cette partition s’ajoutent celles d’Airs de concert de Mozart. Selon Daniel Isoir, ils font partie des « plus belles pièces écrites pour la voix. Ah, lo previdi ! est une vraie merveille avec des changements d’atmosphères et de tempos ».

 

Haydn et Mozart sont les deux compositeurs de prédilection de La Petite Symphonie. Haydn « parce qu’il est un grand compositeur du XVIIIe siècle. A son époque, il est considéré comme un dieu vivant qui a notamment influencé Schubert. C’était un homme plein d’humour et d’intelligence qui écrivait des partitions riches et inventives », remarque Daniel Isoir.

 

A Fécamp, La Petite Symphonie joue également la Symphonie n°70 de Haydn. « C’est une de mes préférées. Il y a un mouvement lent, incroyablement lyrique, d’une grande complexité d’écriture, et un finale plein d’humour ». Elle interprète enfin le magnifique Concerto n°14 de Mozart. « C’est le premier des grands concertos de Mozart. Il est très étonnant parce qu’il est très mouvant d’un point de vue harmonique ». Une pièce que connaît parfaitement La Petite Symphonie puisqu’elle l’a enregistrée sur un premier album consacré au concertos de Mozart et publié il y a un an.

 

  • Dimanche 18 août à 17 heures en l’église Saint-Etienne à Fécamp.
  • Tarifs : 15 €, 12 €. Réservation au 09 53 23 27 58.