“J’aime le côté mythologique”

par | 6 octobre 2014 | Cinéma

JPF en signaturePrint it Black, l’événement du Kalif consacré au fanzine, se poursuit mardi 7 octobre à l’Omnia à Rouen. Le cinéma accueille Jean-Pierre Fontana qui a créé en 1964 Mercury, le premier fanzine sur le cinéma fantastique. Depuis, cet homme très occupé installé à Clermont-Ferrand, a écrit des critiques d’ouvrages, des nouvelles et des romans, mené des études, organisé des festivals, créé le prix de l’Imaginaire. Point commun à tout ce travail : la culture de l’imaginaire.

 

Est-ce que le fanzine était pour vous le meilleur moyen de vous exprimer ?

Quand j’ai voulu commencer à écrire, je n’avais pas éditeur. J’avais été refoulé partout. Certainement parce que la qualité n’était encore au rendez-vous. A l’époque, il existait différents fanzines et j’ai fait mes premières armes en écrivant des nouvelles. J’ai ensuite trouvé un éditeur parce que le fanzine gagnait en notoriété.

 

Comment vous est venue l’idée de Mercury ?

A l’époque où je publiais mes premières nouvelles, il existait un fanzine qui s’appelait Mercury. La personne qui l’avait créé avait décidé de l’abandonner et j’ai décidé de le reprendre avec tous les abonnés. Ce qui m’assurait déjà des lecteurs. J’ai aussi pu toucher des auteurs.

 

Pourquoi l’avez-vous consacré au cinéma fantastique ?

Et aussi à la littérature fantastique. C’est ce qui le distinguait. Les auteurs et moi-même étions surtout des férus de cinéma. Cela nous a permis de collaborer avec le cinéma de Clermont-Ferrand, de présenter les films, d’en faire des critiques. Nous l’avons ensuite ouvert à la bande dessinée. Le cinéma, c’est le pendant de la littérature. Nous avons fait de gros coups, notamment deux numéros consacrés à Jean-Louis Bouquet, un des plus grands auteurs. Nous avons publié une nouvelle inédite, Alouqa ou la comédie des morts.

 

Qu’aimez-vous dans le fantastique ?

J’aime le côté mythologique, psychologique. Le fantastique est issu de nos subconscients, de nos rêves, de nos croyances qui viennent de temps anciens, de nos campagnes. Dans le volet science fiction, il y a les préoccupations de nos sociétés, de notre planète, telles que la démocratie, l’écologie. Des préoccupations auxquelles je suis sensible.

 

Depuis combien y êtes-vous sensible ?

Depuis mon enfance. Mes premières lectures, c’est Le Tunnel sous-marin de Luigi Motta. Puis, il y a eu le film Le Jour où la terre s’arrêta. Tout cela a alimenté mon imaginaire.

 

Quel est le thème de votre prochain roman ?

Le prochain roman sera un peu autobiographique. Je reviens sur la rencontre entre mon père et ma mère. Je sors de mon cadre habituel pour ressusciter des épisodes de ma jeunesse.

 

  • Mardi 7 octobre à 20h30 à l’Omnia à Rouen. Tarifs : 4 €, 5,50 €. Projection de La Baie sanglante de Mario Bava.
  • Lire également les interviews de JF Rocking Yaset et d’Yves Frémion.

 

Prochains événements de Print it black

  • Jeudi 9 octobre à 19 heures : exposition autour du fanzine de la scène hardcore à la librairie De Bruit et d’encre à Rouen. Gratuit
  • Vendredi 10 octobre au 3 Pièces à Rouen : soirée de clôture avec Sheriff Perkins, Tongue Pide Twin et Rock’n Bones. Tarif : 4 €.

 

 

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